L’aéroport international de Bangboka, à Kisangani, a été ciblé par une nouvelle attaque de drones dans la soirée de dimanche 24 mai, selon plusieurs sources locales.
Des explosions ont été entendues aux alentours des installations militaires situées dans l’enceinte de l’aéroport, où est basé un centre de commandement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) utilisé pour les opérations de drones militaires.
D’après les premières informations, deux drones auraient tenté de frapper ce site stratégique. Les appareils auraient toutefois été interceptés et détruits avant d’atteindre leur cible grâce au système anti-drones déployé par l’armée congolaise.
Si aucune revendication officielle n’a encore été faite, plusieurs sources soupçonnent l’AFC/M23 d’être derrière cette opération. Cette attaque intervient alors que le mouvement rebelle accuse depuis plusieurs jours les FARDC de mener des frappes de drones contre ses positions dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Il s’agit d’ailleurs d’une nouvelle attaque contre l’aéroport de Bangboka. Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2026, les premières attaques de drones kamikazes avaient déjà visé les installations aéroportuaires de Kisangani. À l’époque, les FARDC avaient affirmé que les engins n’avaient causé aucun dégât majeur, tandis que l’AFC/M23 avait revendiqué l’opération.
Quelques semaines plus tard, le 20 février 2026, une nouvelle frappe de drones contre Bangboka avait été confirmée par les autorités provinciales et relayée par plusieurs médias internationaux. Cette attaque était alors considérée comme la deuxième en moins de deux semaines contre cet aéroport stratégique de la Tshopo.
Aucun bilan humain ou matériel officiel n’a été communiqué à ce stade concernant l’attaque de dimanche soir.
Matthieu BEYA
