Ces derniers jours, le slogan « Oui, je le veux ! » s’est affiché sur plusieurs panneaux publicitaires de Kinshasa et s’est largement propagé sur les réseaux sociaux. À première vue, nombreux sont ceux qui ont cru qu’il s’agissait d’un message à caractère commercial ou d’une campagne liée au mariage. En réalité, il s’agit de la campagne de sensibilisation lancée par la ministre de la Jeunesse et de l’Éveil patriotique, Grâce Émie Kutino, afin de mobiliser la jeunesse congolaise en faveur d’une Constitution qui réponde davantage à ses aspirations et aux réalités actuelles du pays.

Présentée officiellement le 2 août 2026 à Kinshasa, cette initiative entend faire des jeunes des acteurs à part entière du débat sur la réforme constitutionnelle. Selon la ministre, la jeunesse, majoritaire en République démocratique du Congo, doit bénéficier d’une représentation plus importante dans les institutions, l’administration publique, les assemblées délibérantes ainsi que dans les espaces où se prennent les décisions qui engagent l’avenir du pays.

Au cours de son allocution, Grâce Émie Kutino a insisté sur la nécessité de dépasser les consultations symboliques pour mettre en place des mécanismes durables garantissant une participation effective des jeunes à la gouvernance. Pour elle, « Oui, je le veux ! » n’est pas un simple slogan, mais l’expression d’une jeunesse convaincue qu’une Constitution peut évoluer afin de mieux répondre aux défis de son époque.

Dans cette dynamique, la ministre a appelé les jeunes des 26 provinces de la RDC ainsi que ceux de la diaspora à participer à une marche citoyenne prévue le 12 août 2026, à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse. Cette marche, annoncée comme pacifique, patriotique et disciplinée, débutera à 9 heures à la Première Rue Limete pour s’achever au grand parking du Centre culturel de Kinshasa.

La campagne s’inscrit dans un contexte où la réforme de la Constitution continue d’alimenter le débat public en République démocratique du Congo. Si certains y voient une opportunité de moderniser le cadre institutionnel, d’autres restent attachés au maintien de la Constitution actuelle.

Matthieu BEYA

By admin