La baleine retrouvée morte sur le littoral de Muanda, dans le Kongo Central, au début du mois de juillet 2026, sera prochainement exhumée après plusieurs semaines d’enfouissement. L’opération doit permettre aux scientifiques d’étudier l’animal, mais aussi d’envisager la valorisation de son squelette à des fins éducatives et touristiques.
Enfouie rapidement après son échouage pour des raisons sanitaires, la dépouille de cette baleine avait suscité des réactions de la part de scientifiques et d’acteurs de la société civile. Plusieurs estimaient qu’une telle découverte pouvait fournir des informations importantes sur la biodiversité marine de la République démocratique du Congo.
Les ministres de l’Environnement, Marie Nyange, et du Tourisme, Didier Mazenga, ont depuis confirmé la volonté des autorités de procéder à son exhumation. L’opération, prévue après environ neuf semaines, sera menée avec la participation du ministère de l’Environnement, de l’ICCN et de chercheurs universitaires.
L’exhumation doit d’abord répondre à une question : pourquoi cette baleine est-elle morte et s’est-elle retrouvée sur les côtes congolaises ?
Les chercheurs comptent notamment exploiter les caractéristiques morphologiques et génétiques de l’animal. Ces données pourraient contribuer à une meilleure connaissance des espèces marines fréquentant les eaux congolaises et de leurs routes migratoires.
Les résultats pourraient également renforcer les connaissances scientifiques sur l’écosystème marin et contribuer aux efforts de conservation de la biodiversité.
Au-delà de la recherche, les autorités souhaitent donner une seconde vie à cette découverte. Le squelette de la baleine pourrait être reconstitué et présenté dans un espace à vocation pédagogique et muséale.
Un projet de site touristique autour du lieu d’enfouissement est également envisagé. Une telle initiative permettrait de mettre davantage en valeur le patrimoine naturel de Muanda, qui abrite le Parc Marin des Mangroves, sur l’unique façade maritime de la RDC.
Matthieu BEYA
