L’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, s’est exprimé sur le bilan des engagements pris en 2019 par le président Félix Tshisekedi, notamment en matière d’État de droit, de lutte contre la corruption et d’amélioration des conditions de vie des Congolais.

Intervenant dans le Space X animé par le journaliste Stanis Bujakera, Nicolas Kazadi a été interrogé sur les engagements tenus et ceux qui, selon lui, restent encore à réaliser.

L’ancien ministre a estimé qu’il était difficile de dresser un bilan définitif, plusieurs réformes engagées depuis 2019 étant, selon lui, des processus encore en cours.

« Promesses non tenues, engagements tenus, je ne sais pas exactement comment vous les mesurez, mais ce sont des processus qui évoluent », a-t-il déclaré.

Parmi les avancées qu’il met en avant figure notamment la gratuité de l’enseignement. Nicolas Kazadi souligne les moyens budgétaires consacrés à cette politique, le recrutement de nouveaux enseignants ainsi que l’augmentation de leurs salaires.

Selon lui, ces mesures ont permis de réduire la charge financière supportée par les parents et d’avoir un impact réel sur les conditions de vie des ménages.

Sur le plan sanitaire, l’ancien ministre cite également la gratuité des accouchements ainsi que la mise en œuvre progressive de la couverture santé universelle. Il considère ces initiatives comme des avancées importantes, après plusieurs décennies durant lesquelles ces questions n’étaient plus suffisamment mises en avant.

Toutefois, Nicolas Kazadi reconnaît que tout n’a pas encore été réalisé. Il estime que la mise en œuvre de ces réformes reste confrontée à plusieurs obstacles, notamment les conflits dans l’Est du pays, mais aussi les défis liés à la gouvernance.

« Vouloir faire quelque chose de bien, c’est une chose, mais la faire est une autre chose », a-t-il expliqué.

Pour lui, la réussite des réformes nécessite de pouvoir compter sur des Congolais compétents et disposant d’une certaine éthique.

L’ancien ministre reconnaît ainsi l’existence de « ratés », de « reculs » et de « lenteurs », tout en estimant que ceux-ci ne remettent pas en cause la trajectoire engagée depuis 2019.

« On ne va pas dire que tout est fait, tout n’est pas fait, mais tout est en train de se faire », a-t-il résumé, défendant l’idée que le bilan des engagements de 2019 doit être considéré comme un processus encore en cours plutôt que comme un résultat définitif.

Il convient de rappeler que ces déclarations de Nicolas Kazadi interviennent alors que son propre bilan à la tête du ministère des Finances avait suscité des critiques. Lors de certaines de ses sorties médiatiques, notamment autour de la gestion des fonds destinés aux projets publics, des propos sur le partage de l’argent des projets avaient provoqué de vives réactions et alimenté le débat sur la transparence dans la gestion des finances publiques. Des critiques qui continuent de peser sur l’appréciation de son passage au ministère des Finances.

Matthieu BEYA

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