Le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a consacré une partie de sa causerie morale de ce dimanche 19 juillet à la plainte déposée contre le président de la République, Félix Tshisekedi, devant la Cour pénale internationale (CPI). Cette rencontre de mise au point a porté sur plusieurs questions de l’actualité politique nationale.
Selon Augustin Kabuya, le chef de l’État congolais est avant tout une victime de la guerre qui sévit dans l’est du pays, où les populations civiles continuent de subir les conséquences du conflit.
« La plainte que Katumbi et Kabila ont déposée contre le président de la République à la Cour pénale internationale, c’est pour la première fois dans l’histoire qu’on voit des gens venir violer tes enfants, voler tes choses et prendre quand même le courage de te traîner devant la justice », a-t-il déclaré.
Le secrétaire général de l’UDPS a ensuite affirmé que cette plainte aurait été déposée sur instruction du président rwandais Paul Kagame, qu’il accuse de chercher à détourner l’attention.
« Je vous dis que cela est nul et sans effet. C’est une distraction qu’ils ont faite sur base des instructions de Kagame. C’est un non-événement », a-t-il ajouté.
Notons qu’une plainte contre le président Félix Tshisekedi a été introduite le 10 juillet 2026 devant la CPI par les avocats Bernard Maingain et Hervé Diakiese, agissant au nom de victimes, de survivants et d’associations katangaises. Elle vise des crimes contre l’humanité présumés. Toutefois, Augustin Kabuya soutient que cette plainte a été déposée par les opposants Moïse Katumbi et Joseph Kabila.
Au cours de cette causerie morale, Augustin Kabuya est également revenu sur plusieurs autres sujets de l’actualité politique. Il a notamment évoqué la plainte qu’il a déposée contre ce qu’il qualifie de « fausse Force du progrès », qu’il accuse de ternir l’image de l’UDPS et du président de la République. Il s’est aussi exprimé sur le dialogue inclusif entre Congolais annoncé par le chef de l’État, ainsi que sur la marche de l’opposition prévue le 22 juillet.
Matthieu BEYA
