M. Alain BOKOSO, cadre de l’Office national du tourisme (ONT) en République démocratique du Congo (RDC), a proposé le week-end dernier à Kinshasa, un cadre de concertation pour renforcer les retombées économiques dans le domaine touristique. Et ce, lors de son intervention dans un panel de la deuxième édition du Festival Mondial de la Musique et du Tourisme (FMMT) tenu du 8 au 10 octobre 2026.
Pour lui, la mise en place de mécanismes de concertation entre l’État et les opérateurs privés peut être une piste pour transformer ce Festival du en véritable opportunité d’affaires.
En effet, Alain Bokoso a plaidé pour une meilleure organisation des mécanismes de collaboration entre les pouvoirs publics, les administrations concernées et les opérateurs privés.
D’après lui,l’objectif est de consolider les acquis des éditions précédentes et de préparer les prochaines éditions du festival dans une perspective de développement économique durable.
Ainsi, pour atteindre cet objectif, il a préconisé notamment la mise en place de deux cadres de concertation complémentaires et flexibles.
Le premier, qualifié de cadre vertical, réunirait autour de l’ONU- tourismea, les institutions publiques compétentes, notamment la Présidence de la Republique, la Primature , le ministère national du Tourisme y compris d’autres ministères transverseaux comme la culture, l’environement, le transport, l’intérieur, les affaires etrangères, la dgm… les ministères provinciaux du tourisme.
Ce mécanisme ajoute-t-il, devrait faciliter la coordination institutionnelle, mobiliser les partenaires et ouvrir de nouvelles perspectives de coopération internationale en faveur du développement touristique.
Le deuxième, présenté comme un cadre horizontal, favoriserait les échanges entre les administrations du tourisme, les responsables sectoriels, les opérateurs privés et les professionnels de la culture.
Par dessus tout,l’ambition a en encore cet expert , serait de structurer une véritable chaîne de valeur autour du tourisme, permettant aux différents acteurs de développer des partenariats, de créer des activités économiques et de bénéficier des opportunités générées par le festival.
Par ailleurs, son intervention s’est penchée aussi sur l’importance de réfléchir aux questions de fiscalité, de recherche de financements et de mobilisation des ressources nécessaires à la pérennisation des activités touristiques.
L’enjeu consiste donc à dépasser le cadre événementiel pour construire un mécanisme capable de soutenir les initiatives, d’encourager les investissements et de favoriser la continuité des projets après chaque édition.
.Penser déjà aux prochaines éditions dès maintenant
Selon le directeur des Études, Planification et Développement touristique a l’ ONT,l’édition 2026 doit servir de point d’appui à une meilleure préparation des éditions prochaines.
De ce fait, un accompagnement de l’État apparaît, dans cette perspective, comme un levier important pour assurer la continuité des initiatives et ensuite consolider les partenariats.
Une planification anticipée permettrait notamment d’améliorer la participation des acteurs, de renforcer les échanges professionnels et de mieux valoriser les talents, particulièrement ceux des jeunes engagés dans les secteurs du tourisme et de la culture.
In fine, au-delà de son impact sur le Marketing de la destination touristique Rdc, l’objectif est de transformer ce rendez-vous événementiel de la musique et du tourisme en une opportunité d’affaires.

L’organisation du FMMT doit alors se présenter comme un véritable moteur d’opportunités économiques, capable de favoriser les investissements, de soutenir l’entrepreneuriat et de générer des retombées durables au bénéfice des acteurs de ce riche secteur.
Pour cette 2e edition les activités du FMMT se sont déroulées principalement au Centre culturel et artistique pour les pays de l’Afrique centrale (CCAPAC) et à l’echangeur de Limete.
Orman BOLA
