Le secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, a vivement réagi aux déclarations de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, lors de son adresse à la Nation le vendredi 9 octobre 2026. Il l’accuse d’être animé par la haine et suggère qu’il soit conduit auprès des hommes de Dieu pour des prières.
Cette réaction est intervenue le samedi 10 octobre, au siège national de l’UDPS/Tshisekedi, à Kinshasa, où le parti présidentiel a organisé sa causerie morale hebdomadaire, consacrée notamment à une mise au point sur l’intervention médiatique de l’ancien chef de l’État.
Prenant la parole devant les militants, Augustin Kabuya a défendu le bilan du président Félix-Antoine Tshisekedi, estimant que les critiques de son prédécesseur ne tiennent pas compte des réalisations du pouvoir actuel.
« C’est cette méchanceté-là ! Après avoir compris qu’avec Félix Tshisekedi, le pays va se moderniser et que la population sera derrière lui, voilà ce qui explique sa colère », a-t-il déclaré.
Pour appuyer son argumentaire, le responsable de l’UDPS a notamment évoqué la rémunération des enseignants. Selon lui, leur salaire serait passé de 160 000 francs congolais sous Joseph Kabila à 400 000 francs congolais sous Félix Tshisekedi.
« Un homme sérieux, au regard de l’état dans lequel il avait laissé le pays, aurait applaudi Félix-Antoine Tshisekedi pour tout ce qu’il est en train de faire en tant que président de la République », a-t-il ajouté.
Poursuivant ses critiques, Augustin Kabuya a suggéré que l’ancien président soit conduit auprès des responsables religieux afin que des prières soient faites en sa faveur.
« Je suis arrivé à une conclusion : il faut emmener Joseph Kabila chez les hommes de Dieu pour qu’on prie pour lui », a-t-il affirmé, estimant que les propos tenus par l’ancien chef de l’État justifiaient, selon lui, une telle démarche.
Cette sortie intervient au lendemain de l’adresse à la Nation de Joseph Kabila, dans laquelle l’ancien président a vivement critiqué la gouvernance de son successeur, Félix-Antoine Tshisekedi.
Dans son intervention, Joseph Kabila a dénoncé ce qu’il considère comme une dérive dans la gestion du pays, mettant notamment en cause le fonctionnement des institutions et la situation politique et sécuritaire de la République démocratique du Congo.
Ses déclarations ont suscité une réaction au sein du camp présidentiel, dont plusieurs responsables contestent ses critiques et défendent la conduite des affaires publiques sous Félix Tshisekedi.
Matthieu BEYA
