La première journée du réveil spirituel organisé à l’église Sion Tabernacle d’Inongo s’est poursuivie jeudi soir avec l’intervention du pasteur Seba Nkema de l’église Kenos Tabernacle de Mpanza. Deuxième orateur de cette rencontre après le pasteur Justin Bankita, qui avait ouvert les activités de ce rassemblement spirituel, le prédicateur a livré un message centré sur l’amour de Dieu, la rédemption en Jésus-Christ et la responsabilité de l’Église de maintenir vivant le feu du réveil.

Avant la prédication, le pasteur Billy Mbo Elundja est monté à la chaire et a conduit l’assemblée dans le cantique «Quel est cet homme de Jésus-Christ », un moment de louange qui a installé une atmosphère particulière au sein de la salle. Il a ensuite invité le pasteur Seba Nkema à prendre la parole pour la deuxième séance de la journée, tandis que l’Église entonnait le cantique « Éclaire-moi ». Prenant la parole, le pasteur Seba Nkema a invité les fidèles à lire les Écritures dans Genèse 1:26-27 ainsi que Jean 3:16. Il a également exprimé sa reconnaissance au pasteur Billy Mbo Elundja pour l’honneur qui lui a été accordé de partager la Parole de Dieu devant les croyants réunis pour ce réveil. Développant son message, le prédicateur a affirmé que Jésus-Christ représente la manifestation parfaite de l’amour de Dieu envers l’humanité.

« Christ est l’amour de Dieu. Si vous n’avez jamais vu l’amour de Dieu, regardez Christ », a-t-il déclaré.
Revenant sur la notion de rédemption, il a expliqué que ce terme signifie « racheter » ou encore « ramener quelque chose à sa position originale ». Selon lui, l’œuvre de Christ vise à restaurer l’homme dans la condition que Dieu avait initialement voulue lors de la création.

Le pasteur Seba Nkema a rappelé que Dieu avait créé l’homme à son image et à sa ressemblance, soulignant qu’aucune autre créature ne ressemble autant à Dieu que l’être humain.
« Dans toute la chaîne de la création de Dieu, il n’existe rien qui ressemble davantage à Dieu que l’homme, pas même les anges », a-t-il enseigné.
Dans cette perspective, il a expliqué que lorsque les anges avaient péché, Dieu les avait rejetés, tandis que pour l’humanité, Il a mis en œuvre un plan de rédemption à travers Jésus-Christ.
Le prédicateur a également insisté sur le fait que la victoire spirituelle ne dépend ni du nombre ni des capacités humaines.
« La victoire n’est pas dans le nombre, elle est dans le groupe des hommes qui ont Dieu. La force n’est pas dans votre corps, mais en Dieu », a-t-il déclaré.
Abordant la question des générations du réveil, le pasteur Seba Nkema a indiqué que l’année 2026 revêt une signification particulière dans l’histoire du mouvement de réveil. Selon son analyse, si une génération biblique est estimée à quarante ans, l’année 2026 correspondrait à l’achèvement de la troisième génération depuis les grands réveils du début du XXe siècle.
« Nous sommes en 2026 et le réveil a commencé en 1906. Nous avons ainsi connu trois générations. Si l’on considère qu’une génération compte quarante ans, nous arrivons à la fin de la troisième génération du réveil », a-t-il expliqué.
S’appuyant sur les enseignements du prophète William Marrion Branham, il a souligné que les réveils spirituels connaissent généralement leur plus grande intensité lors de leur première génération. Selon lui, le prophète Branham enseignait que dans la troisième génération, il ne reste plus le bois qui alimente le feu mais uniquement les braises, tandis que la quatrième génération risque de ne plus disposer de combustible spirituel. Pour le prédicateur, cette réalité expliquerait la rareté des conversions authentiques observées dans les derniers temps.
« Le réveil, c’est le feu. S’il n’y a plus de bois, nous devons continuer à l’alimenter afin que ce feu demeure vivant. Il y a une raison pour laquelle nous sommes rassemblés ici ; ce n’est pas en vain », a-t-il exhorté.
Poursuivant son enseignement, le pasteur Seba Nkema a développé sa compréhension de la rédemption en revenant sur les origines de l’humanité. Selon lui, Adam et Ève n’avaient pas produit d’enfants selon l’espèce adamique parfaite voulue au commencement. Il a rappelé que le seul personnage biblique présenté comme le « second Adam » est Jésus-Christ.
« Aucun prophète n’a été appelé second Adam. Celui qui a été appelé second Adam, c’est le Seigneur Jésus-Christ », a-t-il souligné.
À travers cette réflexion, il a expliqué que l’humanité avait besoin d’une restauration spirituelle que seul Jésus-Christ pouvait accomplir.
Le prédicateur a ensuite insisté sur le fait que la venue du Christ constitue l’expression suprême de l’amour divin.
« Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique. La venue de Jésus-Christ est l’expression de l’amour de Dieu », a-t-il déclaré.
Selon lui, Jésus-Christ est venu corriger l’échec du premier Adam et accomplir parfaitement le dessein divin.
« Ce que le premier Adam n’a pas réussi à faire, Christ l’a accompli », a-t-il affirmé.
Le pasteur Seba Nkema a également souligné le lien étroit entre l’amour et la rédemption, affirmant que toute œuvre de salut repose sur l’amour de Dieu.
« Dieu a libéré l’amour. Cela nous montre que la rédemption est liée à l’amour. Un homme de Dieu ne peut pas vivre dans la rancune, car il est appelé à être un co-rédempteur. S’il n’y a pas d’amour, il n’y a pas de rédemption », a-t-il enseigné.
Dans la dernière partie de sa prédication, il a évoqué plusieurs illustrations bibliques relatives à l’histoire du salut, rappelant que Dieu a continuellement manifesté sa grâce envers l’humanité malgré les échecs successifs de l’homme. Il a notamment fait référence aux enseignements contenus dans les prédications et brochures du prophète William Marrion Branham pour illustrer l’action de la Parole de Dieu à travers les différentes dispensations.
La prédication s’est achevée dans un climat de méditation et de consécration, les fidèles étant invités à renouveler leur engagement envers Dieu et à contribuer au maintien du feu spirituel au sein de l’Église.
G.EKOLE
