Dans une dynamique de consolidation des priorités économiques et sociales de la République démocratique du Congo, le Gouvernement a lancé, ce samedi 16 mai 2026, les travaux techniques consacrés à la finalisation de l’avant-projet de loi de finances rectificative (LFR) de l’exercice 2026. Ces assises stratégiques se tiennent au cabinet du vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, au Centre financier de Kinshasa.
Initiés dans le cadre de la mise en œuvre de la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, et sur instruction de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, ces travaux traduisent la volonté du Gouvernement d’adapter la trajectoire budgétaire nationale aux réalités socio-économiques actuelles, tout en renforçant l’efficacité des investissements publics.
Pour cette première journée de consultations, les experts de sept ministères stratégiques ont échangé avec les techniciens du ministère du Budget autour des priorités d’investissement à impact visible et immédiat. L’objectif poursuivi consiste à identifier des projets structurants capables de produire des retombées concrètes sur les conditions de vie des populations.
Parmi les secteurs ayant pris part à ces travaux figurent notamment la Défense nationale et les Anciens combattants, l’Intérieur, la Sécurité, la Décentralisation et les Affaires coutumières, la Santé publique, l’Éducation nationale, les Infrastructures et Travaux publics, les Transports et Voies de communication ainsi que l’Industrie et les Hydrocarbures.
À travers cette démarche, le Gouvernement entend retenir vingt secteurs prioritaires dont les projets présentent un fort potentiel d’impact économique et social. Cette révision budgétaire vise ainsi à ajuster les allocations financières afin d’accélérer la mise en œuvre des politiques publiques jugées essentielles pour le développement du pays.
Le calendrier des consultations techniques se poursuivra le lundi 18 mai avec l’audition de dix autres secteurs ministériels, parmi lesquels l’Agriculture, le Commerce extérieur, les Affaires foncières et le Portefeuille. Trois secteurs ont toutefois obtenu un report de leur passage, portant à vingt le nombre total d’entités concernées par cet exercice budgétaire.
À l’issue de ces travaux, l’avant-projet de loi de finances rectificative 2026 sera soumis aux instances compétentes pour examen et validation, avant son adoption définitive conformément aux procédures légales en vigueur.
G.EKOLE
