Le président de la République, Félix Tshisekedi, a estimé que l’État ne peut, à lui seul, répondre à l’ensemble de la demande d’emploi en République démocratique du Congo, tout en soulignant sa responsabilité dans l’accompagnement de la jeunesse.
Il l’a déclaré samedi 12 septembre 2026 à Kinshasa, lors de la cérémonie de remise des documents de formalisation à 537 jeunes entrepreneurs, organisée dans le cadre de la deuxième cohorte du Fonds spécial pour la promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes (FSPEEJ).
« L’État ne peut, à lui seul, absorber toute la demande d’emploi, mais il ne peut pas davantage abandonner la jeunesse à elle-même », a déclaré Félix Tshisekedi.
Pour le chef de l’État, la réponse au chômage des jeunes ne peut donc pas reposer uniquement sur les recrutements dans le secteur public. L’État doit plutôt créer les conditions permettant au secteur privé, aux investisseurs et aux entrepreneurs de se développer, de créer de la richesse et de générer de nouveaux emplois.
Cette démarche passe notamment par une éducation de qualité, la formation professionnelle, l’apprentissage et l’accès à l’emploi salarié, mais aussi par la création d’un environnement favorable à l’entrepreneuriat.
Au cours de cette deuxième cohorte, 780 entreprises ont été formalisées, dont 537 à Kinshasa, 129 dans le Haut-Katanga et 114 dans le Kasaï-Oriental. Ces chiffres s’ajoutent aux 347 entreprises accompagnées lors de la première cohorte, portant à 1 127 le nombre total d’entreprises accompagnées depuis le lancement de cette initiative.
Pour Félix Tshisekedi, la formalisation des entreprises constitue une étape importante pour les jeunes entrepreneurs. Elle leur permet de donner une existence juridique à leurs activités, de renforcer leur crédibilité et de mieux s’intégrer dans le tissu économique national.
Le président de la République a toutefois appelé à ne pas considérer l’entrepreneuriat comme une solution miracle ou comme l’unique voie d’insertion professionnelle.
« Il s’agit de faire en sorte qu’aucun jeune ne voie une idée, une compétence ou un savoir-faire rester sans débouché », a-t-il souligné.
Félix Tshisekedi a salué les résultats enregistrés, tout en estimant qu’ils restent encore en deçà des ambitions du pays et des attentes de la jeunesse.
« Nous n’avons pas le droit de nous arrêter là », a-t-il insisté.
Pour le chef de l’État, chaque entreprise qui naît, se structure et grandit représente une opportunité de création de richesses et d’emplois. L’accompagnement des jeunes entrepreneurs doit ainsi contribuer à renforcer progressivement leur participation à la transformation économique de la RDC.
Matthieu BEYA
