La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a procédé lundi 11 mai 2026 au lancement officiel des sessions de sensibilisation et de formation sur l’intégration de l’approche Genre au sein de l’administration publique congolaise. À travers cette initiative, le gouvernement entend impulser une réforme profonde des institutions publiques afin de promouvoir une gouvernance plus inclusive, équitable et efficace.
Organisée à Kinshasa, cette cérémonie a réuni plusieurs cadres et agents de l’administration publique dans une salle fortement mobilisée, symbole d’un intérêt croissant pour les questions liées à l’égalité des chances et à la valorisation du capital humain au sein de l’État. Pour la ministre Micheline Ombae Kalama, cette démarche constitue bien plus qu’un simple exercice administratif : elle traduit une volonté politique affirmée de replacer la dignité humaine au centre de l’action publique.
Dans son allocution d’ouverture, la ministre a insisté sur la nécessité de bâtir une nation capable de reconnaître et de valoriser chaque citoyenne et chaque citoyen, sans distinction.
« Une nation se développe véritablement lorsqu’elle apprend à reconnaître la valeur de chaque citoyenne et de chaque citoyen », a-t-elle déclaré devant les participants.
Selon le ministère du Genre, Famille et Enfant, l’intégration de l’approche Genre dans les politiques publiques représente un levier stratégique pour améliorer la performance de l’administration, lutter contre les discriminations et renforcer la cohésion nationale. Cette orientation vise également à favoriser une participation équilibrée des femmes et des hommes dans les sphères décisionnelles et professionnelles.
Cette initiative s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, présenté par les organisateurs comme le « Champion de la Masculinité Positive ». Sous la coordination du gouvernement conduit par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le ministère du Genre ambitionne de transformer durablement les mécanismes de gouvernance publique afin de les rendre plus inclusifs et adaptés aux réalités sociales du pays.
Au-delà des aspects techniques, ces sessions de formation se veulent également un appel à une mutation culturelle au sein des institutions de l’État. Les organisateurs estiment que la prise en compte des inégalités et des discriminations constitue désormais une exigence incontournable pour consolider les fondements de la République et accélérer le développement national.
Durant ces travaux, les cadres et agents publics bénéficieront d’outils et de mécanismes pratiques destinés à intégrer l’approche Genre dans la gestion administrative quotidienne. L’objectif affiché est de faire émerger une administration moderne, performante et respectueuse de l’égalité des chances, où chaque agent public pourra contribuer pleinement au développement de la République démocratique du Congo.
G.EKOLE
