La République démocratique du Congo franchit une étape importante dans la structuration de son système d’enseignement supérieur et de recherche. À travers un arrêté ministériel récemment signé, ce 15 avril 2026, le gouvernement entend désormais encadrer de manière plus rigoureuse l’octroi des bourses d’études de troisième cycle, tout en garantissant un soutien financier accru aux doctorants en phase terminale.
Selon un document officiel, la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovations (Esursi), Marie-Thérèse Sombo, a signé l’arrêté ministériel n° 097/MINESURSI/CAB.MIN/SASM/MMK/2026 du 13 avril 2026. Ce texte consacre notamment la création et l’opérationnalisation d’une Commission nationale d’octroi des bourses d’études au sein de son ministère.
À travers cette initiative, les autorités entendent promouvoir la formation continue, renforcer les capacités scientifiques nationales et consolider l’excellence académique dans les établissements d’enseignement supérieur du pays. L’arrêté s’inscrit également dans un contexte de transition, marqué par la fin imminente du système Padem, qui nécessitait un mécanisme de relais pour accompagner les apprenants.
Dans ce cadre, la ministre a insisté sur la nécessité d’apporter un appui spécifique aux étudiants et doctorants engagés dans la phase finale de leurs travaux de mémoire et de thèse.
« Il est impératif d’accompagner les apprenants afin de leur permettre de mener à terme leurs études dans de bonnes conditions », souligne-t-elle dans le document.
L’une des innovations majeures de cet arrêté réside dans la mise en place d’une ligne budgétaire dédiée aux bourses des apprenants de troisième cycle. Cette enveloppe vise prioritairement les chercheurs en fin de parcours académique, souvent confrontés à des difficultés financières freinant l’aboutissement de leurs travaux.
Avec cette réforme, le gouvernement congolais affiche sa volonté de redynamiser la recherche scientifique nationale et de créer un environnement plus favorable à la production du savoir. Reste désormais à assurer l’effectivité de ce dispositif sur le terrain, notamment à travers une gestion transparente et efficace des bourses attribuées.
G.EKOLE
