Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a estimé mercredi 3 juin 2026 à Kinshasa que l’opération « ville morte » décrétée par une frange de l’opposition n’avait pas atteint les résultats escomptés. Selon lui, les activités et la circulation sont demeurées relativement normales dans plusieurs secteurs de la capitale, malgré un contexte particulier marqué par la tenue des examens de fin d’études primaires.
S’exprimant devant des militants et cadres de son parti, Augustin Kabuya a soutenu que les initiateurs de cette action avaient intégré dans leurs calculs l’impact de la fermeture temporaire de nombreuses écoles réquisitionnées comme centres d’examen, une situation qui a naturellement réduit les déplacements habituels des élèves.
« Qu’on ne vous trompe pas. Ils avaient fait leurs calculs en tenant compte de l’absence des écoliers dans les établissements scolaires, sachant que cela réduit naturellement l’affluence sur les routes. Plusieurs écoles servent actuellement de centres d’examen pour la fin du primaire, mais malgré cette situation, leur mot d’ordre a échoué », a-t-il déclaré.
Pour le responsable du parti présidentiel, la faible adhésion observée à cette initiative témoigne du manque d’impact de l’appel lancé par certains acteurs de l’opposition. Il a également réaffirmé l’engagement de l’UDPS à soutenir toutes les actions visant à accompagner la vision du Président de la République.
« Nous, à l’UDPS, nous soutiendrons désormais toute initiative prise en faveur du Chef de l’État, quel qu’en soit l’auteur, qu’il s’agisse de la société civile, d’un acteur politique ou d’un responsable religieux. Ceux qui avaient appelé à cette action doivent aujourd’hui assumer leur échec et en répondre devant ceux qui les ont soutenus », a ajouté Augustin Kabuya.
Cette sortie médiatique intervient au lendemain de l’appel à une journée de « ville morte » lancé par une partie de l’opposition pour exprimer son mécontentement face à la gestion de certaines questions politiques et sécuritaires du pays. Si les initiateurs de cette action revendiquent une mobilisation significative dans certaines zones, le parti présidentiel considère pour sa part que les activités socio-économiques ont globalement poursuivi leur cours normal dans la capitale congolaise.
Le débat autour de l’impact réel de cette journée d’action continue ainsi d’alimenter les réactions au sein de la classe politique congolaise, dans un contexte marqué par de fortes divergences entre majorité et opposition sur plusieurs dossiers d’intérêt national.
G.EKOLE
