Face à la recrudescence des besoins logistiques liés à la lutte contre la maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri, les autorités sanitaires congolaises intensifient les efforts pour améliorer la prise en charge des malades et la surveillance épidémiologique. Des ambulances ainsi que d’autres moyens de transport ont été commandés afin de soutenir les équipes engagées sur le terrain dans cette province du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), actuellement considérée comme l’épicentre de l’épidémie.
L’annonce a été faite vendredi 19 juin 2026 à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, lors d’un briefing presse consacré à l’évaluation de la riposte contre Ebola. À cette occasion, le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), Dieudonné Kazadi, a indiqué que des mesures temporaires ont été prises en attendant l’arrivée des nouveaux équipements.
« Pour parer au plus pressé, nous avons mobilisé localement sept ambulances, en réponse notamment aux préoccupations soulevées par les honorables députés », a déclaré le responsable de l’INSP.
Selon lui, cette solution provisoire vise à garantir la continuité des interventions sanitaires dans les différentes zones affectées, notamment en matière d’évacuation des patients, de transport des équipes médicales et de suivi des contacts.
Concernant la situation de la zone de santé de Mungbwalu, identifiée parmi les secteurs nécessitant une attention particulière, Dieudonné Kazadi a annoncé le déploiement imminent de nouveaux moyens logistiques.
« Une ambulance et une jeep seront déployées dès demain dans cette zone de santé », a-t-il précisé.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre du renforcement de la réponse sanitaire coordonnée par les autorités congolaises et leurs partenaires, afin de contenir rapidement la propagation du virus et d’assurer une prise en charge efficace des populations affectées.
Les autorités sanitaires réaffirment ainsi leur engagement à doter les équipes de terrain des moyens nécessaires pour faire face à cette urgence de santé publique et limiter les risques de propagation de l’épidémie dans la province de l’Ituri.
G.EKOLE
