À la suite de l’arrivée, vendredi dernier à Kinshasa, d’un groupe de 15 migrants en provenance des États-Unis, originaires pour la plupart d’Amérique latine, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a tenu à préciser la nature de son intervention.
Sollicitée par le gouvernement congolais pour apporter une assistance, l’organisation insiste sur un point central : son rôle est strictement humanitaire et non décisionnel. Elle n’intervient ni dans le choix des personnes transférées vers la République démocratique du Congo, ni dans les décisions liées à leur présence sur le territoire.
« L’OIM ne détermine pas qui est envoyé ni qui est autorisé à rester », a indiqué son porte-parole, rappelant que ces prérogatives relèvent exclusivement des États concernés.
Dans le même sens, l’agence onusienne souligne qu’elle n’est pas partie prenante aux accords conclus entre les pays à l’origine de ces transferts. Elle précise n’avoir participé ni à leur négociation ni à leur mise en œuvre.
Son action se limite ainsi à fournir une assistance aux migrants qui en font la demande, dans le respect de son mandat et des cadres juridiques en vigueur. L’organisation rappelle par ailleurs que toute aide au retour repose sur le volontariat et le consentement éclairé des personnes concernées.
Ces précisions interviennent alors que des interrogations persistent quant à la prise en charge de ces migrants et au suivi qui leur sera assuré dans un pays déjà confronté à de nombreux défis, notamment alimentaires et sécuritaires.
Matthieu BEYA
