Le sénateur Afani Mangala s’est déclaré favorable à une réforme de la Constitution de la République démocratique du Congo, estimant que certaines de ses dispositions ne répondent plus aux réalités actuelles du pays ni aux aspirations de la population.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par un débat de plus en plus intense autour de l’avenir de la Constitution. Alors que l’opposition multiplie les initiatives pour s’opposer à toute réforme constitutionnelle qu’elle considère comme une voie pouvant permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat, certains acteurs politiques continuent de défendre la nécessité de revisiter le texte fondamental.
Le mercredi 3 juin dernier, les partis et mouvements réunis au sein de la coalition C64 avaient appelé à une journée de ville morte à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Si cette mobilisation a été observée dans certains secteurs, plusieurs activités économiques, scolaires et administratives se sont poursuivies dans différents quartiers de la capitale.
La coalition C64 s’est néanmoins félicitée de la réussite de cette action citoyenne. Toutefois, de nombreux habitants ont continué à exercer leurs activités quotidiennes, dans un contexte économique où une grande partie de la population dépend de revenus journaliers pour subvenir à ses besoins.
Lors de son intervention, Afani Mangala a défendu le droit de débattre démocratiquement de la question constitutionnelle. Selon lui, le référendum demeure un mécanisme légal permettant au peuple de se prononcer directement sur les réformes institutionnelles majeures.
Le sénateur a également estimé que certaines dispositions de l’actuelle Constitution méritent d’être réexaminées afin de mieux répondre aux défis politiques, sécuritaires et sociaux auxquels la RDC fait face aujourd’hui.
Tout en appelant au respect des libertés fondamentales et de l’ordre public, il a insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue démocratique dans la gestion des divergences politiques.
Notons qu’ à travers cette déclaration, Afani Mangala rejoint ainsi les personnalités politiques favorables à l’ouverture d’un débat national sur une éventuelle réforme de la Constitution congolaise.
Matthieu BEYA et Orman BOLA
