Dans le territoire de Kiri, au village de Bopombo, plusieurs habitants seraient victimes d’actes de torture physique et morale liés à des accusations présumées de sorcellerie. Face à cette situation préoccupante, le ministre provincial de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale du Mai-Ndombe, Dr Mpia Nsele Dido, a haussé le ton en condamnant avec la dernière énergie ces pratiques. Il a appelé à une mobilisation urgente des forces vives locales afin de faciliter l’intervention des autorités compétentes et de prévenir les graves conséquences sanitaires et sociales que pourraient entraîner ces violences.

Selon les informations parvenues à Mai-ndombenews.net, les faits seraient attribués à Mme Nkanga, présentée comme responsable du mouvement religieux Nabiso dans le territoire de Kiri. Plusieurs personnes auraient subi des traitements physiques et psychologiques dans le cadre d’accusations de sorcellerie.

Le nombre de victimes serait estimé entre 300 et 400 personnes, selon les informations rapportées. Ces chiffres, de même que les circonstances précises des faits, devront toutefois être établis et vérifiés par les autorités compétentes à travers des enquêtes appropriées.

Au-delà des souffrances immédiates, les actes de torture présumés pourraient entraîner de graves séquelles physiques et psychologiques chez certaines victimes. Des blessures non prises en charge, des traumatismes, des atteintes aux membres ou à la mobilité, ainsi que d’autres conséquences durables pourraient, dans certains cas, provoquer des incapacités permanentes et contribuer à l’augmentation du nombre de personnes vivant avec handicap dans cette partie de la province.

Dans une réaction écrite transmise le 30 juillet 2026 à Maï-ndombenews.net, le ministre provincial de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Mpia Nsele Dido, a fermement condamné ces actes présumés de torture. Il a exprimé sa profonde inquiétude face aux violences dont seraient victimes certaines populations de cette partie du Mai-Ndombe et a insisté sur la nécessité de mettre rapidement fin à ces pratiques.

Le ministre a également appelé les responsables de la société civile du territoire de Kiri à s’impliquer activement dans le traitement de cette affaire. Il a estimé que les structures religieuses et les acteurs de la société civile de l’entité devraient contribuer à faciliter le travail des autorités provinciales et compétentes, afin de faire toute la lumière sur les faits rapportés, d’identifier les éventuelles victimes et de mettre fin aux pratiques dénoncées.

Dr Mpia Nsele Dido a souligné que la protection de la santé des populations ne se limite pas à la prise en charge des maladies, mais implique également la prévention des violences susceptibles de laisser des séquelles durables. Il a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les autorités, la société civile, les communautés locales et les structures sanitaires afin de protéger les victimes, de garantir leur prise en charge et de préserver leur dignité.

Cette affaire suscite de vives préoccupations dans le territoire de Kiri. Les autorités compétentes sont appelées à diligenter des investigations afin d’établir les responsabilités, de vérifier l’ampleur des faits rapportés et de prendre les mesures prévues par la loi. Une attention particulière devrait également être accordée à l’évaluation médicale et psychologique des victimes présumées, afin d’identifier d’éventuelles séquelles et de prévenir l’apparition de nouveaux cas de handicap liés aux violences dénoncées.

RÉDACTION

By admin