À l’occasion de l’atelier de sensibilisation organisé ce mardi 14 juillet 2026, par le projet STARS-RDC (Stabilisation et Relèvement de la République démocratique du Congo) avec l’appui financier de la Banque mondiale, le ministre provincial de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale du Maï-Ndombe, Dr Mpia Nsele Dido, a lancé un appel fort à l’implication des hommes dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), en prônant l’adoption de la masculinité positive.

Prenant la parole devant les autorités provinciales, les membres du Comité provincial de sécurité, les députés provinciaux, les représentants des confessions religieuses, de la société civile et d’autres acteurs de la protection des droits humains, Dr Mpia Nsele Dido a insisté sur la responsabilité des hommes dans le changement des comportements.

« Je vous le dis sans détour : s’il n’y avait pas certains comportements, nous, les hommes, ne serions pas impliqués dans autant de situations liées aux violences basées sur le genre. Il est indispensable que les hommes s’engagent dans la lutte contre ce fléau. Lorsqu’un homme prend conscience de ses responsabilités, il contribue à faire évoluer les mentalités et à mettre fin aux violences », a-t-il déclaré.
Le ministre provincial a expliqué que les violences basées sur le genre concernent l’ensemble de la société et ne peuvent être combattues sans une implication active des hommes.
« Les hommes doivent prendre des décisions responsables et adopter ce que l’on appelle la masculinité positive, c’est-à-dire vivre comme de véritables hommes, respectueux et responsables », a-t-il souligné.
Évoquant les comportements qui alimentent les violences, Dr Mpia Nsele Dido a dénoncé les attitudes d’intimidation, de menaces et d’agressivité qui persistent dans la société.
« Un véritable homme n’a pas besoin d’intimider ou de terroriser les autres pour prouver sa valeur. Il peut marcher, se tenir debout ou s’asseoir avec assurance, sans violence. C’est cela que l’on appelle la masculinité positive », a affirmé le ministre.
Abordant l’aspect technique de la sensibilisation, il a rappelé que les violences basées sur le genre constituent un véritable problème de santé publique et une violation des droits humains, touchant principalement les femmes et les filles.
« Les violences basées sur le genre sont des actes de violence commis contre une personne en raison de son sexe ou de son genre. Elles trouvent leur origine dans certaines normes et pratiques sociales transmises de génération en génération. C’est pourquoi nous devons sensibiliser les parents, les garçons et les filles afin de prévenir ces violences », a-t-il expliqué.
Le ministre provincial a également précisé la différence entre le sexe, qui relève des caractéristiques biologiques, et le genre, qui renvoie aux rôles et responsabilités attribués par la société aux femmes et aux hommes.
Organisé dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale du 19 juin dédiée à l’élimination des violences sexuelles liées aux conflits, cet atelier de STARS-RDC vise à renforcer l’engagement des autorités, des partenaires et des communautés dans la prévention des violences basées sur le genre, tout en améliorant la prise en charge des survivants.
G.EKOLE
