Le gouvernement belge a réaffirmé mercredi 10 juin 2026, son attachement à une approche scientifique dans la gestion des risques sanitaires liés à l’épidémie d’Ebola signalée en République démocratique du Congo (RDC). Contrairement aux appels en faveur d’un durcissement des mesures migratoires, les autorités belges ont indiqué qu’aucune interdiction d’entrée visant les ressortissants congolais n’était envisagée à ce stade.
Selon l’agence Belga, le ministre belge de la Santé, Frank Vandenbroucke, a déclaré qu’aucun élément scientifique ne justifiait actuellement une restriction d’accès au territoire belge pour les citoyens congolais.
« D’un point de vue scientifique, il n’y a actuellement aucune raison d’imposer une interdiction d’entrée aux Congolais, bien au contraire », a affirmé le ministre, répondant à une demande formulée par les États-Unis auprès de plusieurs pays européens.
Cette requête américaine vise à encourager les États européens à adopter des mesures de restriction à l’encontre des voyageurs en provenance de la RDC dans le contexte de l’épidémie d’Ebola. Toutefois, les autorités belges estiment qu’une telle décision ne repose pas sur les recommandations scientifiques disponibles.
Frank Vandenbroucke a également mis en garde contre les conséquences potentielles d’une politique généralisée de fermeture des frontières en réponse aux crises sanitaires.
« À terme, leur politique entraînera des millions de morts », a-t-il déclaré, critiquant l’approche préconisée par Washington.
D’après les informations relayées par Belga, l’ambassadeur des États-Unis en Belgique, Bill White, a transmis cette demande aux autorités belges en soulignant que son pays pourrait envisager des mesures similaires à l’encontre des États européens qui ne mettraient pas en place de restrictions d’entrée.
Cette position belge intervient alors que les autorités sanitaires internationales continuent de surveiller l’évolution de la situation épidémiologique en RDC, tout en privilégiant les mécanismes de prévention, de surveillance et de coopération internationale pour limiter la propagation de la maladie.
G.EKOLE
