Le pape Léon XIV a entamé mardi 21 avril 2026, sa première tournée africaine par une visite officielle en Guinée équatoriale, marquée à la fois par un cérémonial solennel et un message fort sur les enjeux sociaux contemporains. Accueilli avec les honneurs au Palais présidentiel de Malabo, le souverain pontife a inscrit cette étape sous le double sceau de la diplomatie religieuse et de la dénonciation des inégalités mondiales.

À son arrivée à l’aéroport international de Malabo, le chef de l’Église catholique a été reçu dans un cadre protocolaire strict, ponctué par l’exécution des hymnes nationaux et une salve de 21 coups de canon. La cérémonie s’est poursuivie au Palais du Peuple, où une rencontre privée a été organisée avec le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Dans ses premières allocutions, le pape Léon XIV s’est adressé aux autorités politiques, aux représentants de la société civile ainsi qu’au corps diplomatique, soulignant l’importance du dialogue, de la paix et de la solidarité dans un contexte international marqué par de profondes disparités.

De son côté, le président Obiang Nguema Mbasogo a qualifié cette visite d’« historique », mettant en avant la fierté et la ferveur du peuple équato-guinéen face à cet événement inédit. Il a exprimé l’espoir que cette présence pontificale contribue à consolider la foi chrétienne dans un pays à majorité catholique.

Au-delà du caractère protocolaire, cette visite a été marquée par un message social incisif. Le souverain pontife a dénoncé « l’économie de l’exclusion », qu’il considère comme l’une des formes contemporaines les plus préoccupantes de l’injustice sociale. Il a notamment pointé les contradictions d’un système mondial où coexistent une pauvreté extrême et un accès généralisé aux technologies numériques.

Par cette prise de position, le pape Léon XIV réaffirme le rôle du Vatican comme acteur moral sur la scène internationale, appelant à une refonte des modèles économiques afin de promouvoir une croissance plus inclusive et équitable.

Cette première étape africaine pourrait ainsi s’imposer comme un moment clé de son pontificat, à la croisée des enjeux spirituels, politiques et socio-économiques.

G.EKOLE

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