Chers participants, chers collègues,
C’est avec un grand enthousiasme que je vous présente aujourd’hui ma petite réflexion scientifique dans le cadre de la COP 29. Au cœur des enjeux environnementaux actuels, il est crucial de partager nos connaissances et nos recherches afin d’informer et d’inspirer des actions concrètes.
Ma communication se concentre sur l’éveil de conscience environnemental et l’équité sociale distributive, un domaine qui revêt une importance capitale dans la lutte contre le changement climatique. Nous espérons contribuer à une meilleure compréhension des défis auxquels nous faisons face.
Je suis convaincu que la collaboration entre chercheurs, décideurs et acteurs de la société civile est essentielle pour bâtir un avenir durable. Chaque voix compte, et chaque découverte peut faire la différence.
En 1992, Ruckelhaus cité par Silver et Defries disait : l’environnement a de la fièvre, l’homme est un virus. Cette affirmation de l’auteur précité met en relief la crise multiforme de l’environnement planétaire, aggravée par les différentes révolutions démographiques, scientifiques et technologiques.
Il convient de signaler que la plupart de maux qui affligent l’environnement existent depuis fort longtemps, mais ils ont pris une ampleur inquiétante depuis près de 4 générations, à peine un instant dans l’histoire de l’humanité. En effet, on parcourt la littérature relative à l’environnement, à l’écologie, au comportement de l’homme vis-à-vis de l’environnement, de la biosphère (nature), on rencontre des expressions et des titres très révélateurs comme :
- quelle terre laisserons-nous à nos enfants ?
- nature n’en peut plus ;
- nous n’avons qu’une terre.
Tout citoyen du monde doit savoir que 34 ans après la conférence des nations unies sur l’environnement, tenue à Stockholm en Suède, il apparaît clairement dans le monde, particulièrement dans le tiers-monde que le mouvement environnemental n’a pas encore réussi à faire passer son message. Ce message se résume en quelques mots : »toute la stabilité économique et sociale de l’homme, voire de la vie repose sur une seule base: les ressources naturelles de la terre ou de l’environnement (biosphère). Les détruire, c’est compromettre les fondements même de la vie sur terre ».
Malgré les succès assez substantiels que le mouvement environnementaliste, écologiste, à connu depuis 27 ans (en pays développés), il n’a pas encore délogé le mythe selon lequel l’environnement et le développement sont dans des directions opposées. Dans de nombreux pays, surtout du tiers-monde, on soutient encore que l’environnement (nature) ne peut être protégé qu’au prix du progrès économique.
En effet, il y a quelque chose qui cloche quelque part, car depuis plus de 3 décennies, la sensibilisation de la population aux questions environnementales a fait des progrès à l’échelle mondiale et le nombre d’organismes intéressés à ces questions s’est accru. Par exemple, dans le tiers monde le nombre d’organismes chargés de la gestion de ressources naturelles et environnement n’était que 11 en 1972. En 1982, ce nombre dépassait 105. De tout ce qui précède, il y a un conflit entre l’homme et l’environnement (biosphère). En effet, les mondes de l’homme, la biosphère dont il a hérité les ressources et la techno sphère qu’il a créée, sont en déséquilibre et en conflit ; et l’homme ne se trouve au centre de ce conflit.
En fait, l’homme apparaît dans l’environnement comme un produit non désiré par la croissance de la nature. Depuis plusieurs catalogues de dégradations, de ruptures d’équilibres écologiques. Cet état de chose est lié à l’ignorance, à l’imprudence, à la cupidité, à l’égoïsme, à l’orgueil… De l’homme.
Actuellement, la richesse coexiste avec l’ignorance extrême, le gaspillage éclipse le besoin et notre existence même est menacée par la mauvaise gestion et la surexploitation de l’environnement. Malgré tous les progrès technologiques et scientifiques du 21 ème siècle , il n’a jamais dans le monde (plus particulièrement en RDC) autant de miséreux, de charmeurs et leur nombre ne cesse de croître. Alors qu’ils luttent pour survivre, ils n’ont d’autres choix que la poursuite d’activités qui peuvent nuire à l’environnement, aux ressources naturelles dont ils dépendent et aux conditions nécessaires à la vie elle-même.
Pour ce faire, il faut un nouveau type d’homme, de citoyen, des réformes politiques, l’accès aux connaissances scientifiques et aux ressources, une distribution plus juste et équitable des richesses au sein des nations et entre elles, un changement de mentalité par une culture écologique ou environnementale. c’est qui nécessite ma communication environnementale.
Pour réaliser cette innovation, il faut une mobilisation générale contre la civilisation de non maîtrise de la multiplication de la population, des famines, de rapines (pillages), de gaspillages, des profits (personnes exagérés), de spoliation, de réfugiés écologiques, etc. Mais il faudra des hommes décidés à mettre les révolutions écologiques et environnementales aux postes de commande, dès qu’ils seront formés (instruits), motivés, organisés et disciplinés.
Pour assurer la survie de l’humanité, il faudrait des citoyens qui, grâce à cette communication, acquerront un état d’esprit enthousiaste et calme et réalisent un travail intense mais méthodique de découverte et de connaissance du concept environnement et de la réalité environnementale, grâce à l’intériorisation de l’historique, de la définition, des caractéristiques, lois, de la composition, du fonctionnement, des problèmes, de la protection conservation et du droit de l’environnement. Cet état d’ esprit et ce travail méthodique nous permettront de convertir l’économie de la destruction en économie de sauvetage.
Celà étant, la présence humaine doit veiller à la sauvegarde des équilibres qui ont nécessité des milliers où des millions d’années et ce, par un comportement écologique, appelé culture écologique ou culture verte. Dépourvu de cette culture, l’homme provoque des conflits entre l’environnement et lui. D’où la nécessite de la protection de l’environnement. Car , l’environnement est un bien rare, couteaux à préserver, fragile et menacé de disparition.
Vers une Transition Énergétique Durable : Stratégies et Innovations pour Réduire les Émissions de Gaz à Effet de Serre
La COP 29 se déroule dans un contexte où l’urgence climatique n’a jamais été aussi pressante. Les données scientifiques indiquent que les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent être réduites de manière significative pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. Cette communication vise à explorer les stratégies et innovations nécessaires pour atteindre cet objectif crucial.
Le thème retenu pour cette année met l’accent sur la nécessité d’une transition énergétique rapide et efficace. Les combustibles fossiles continuent de dominer notre mix énergétique, et il est impératif d’accélérer le passage vers des sources d’énergie renouvelables. Cette transition ne concerne pas seulement la technologie, mais aussi les politiques, les comportements et les infrastructures.
Cette communication s’appuie sur une analyse comparative des politiques énergétiques de plusieurs pays, ainsi que sur des études de cas d’initiatives réussies dans le domaine des énergies renouvelables. Nous avons également mené des entretiens avec des experts du secteur pour recueillir des perspectives sur les défis et les opportunités liés à la transition énergétique.
Les résultats préliminaires montrent que les pays qui ont investi dans des technologies vertes et des infrastructures durables avance à réduire leurs émissions de manière significative. De plus, l’engagement des communautés locales et des entreprises privées s’est révélé essentiel pour soutenir ces efforts.
La transition énergétique nécessite une approche intégrée qui combine innovation technologique, politiques publiques favorables, équité sociale distributive, soutiens multiformes aux pays ayant encore des grandes forêts primaires et sensibilisation du public. Les gouvernements doivent créer des incitations pour encourager l’adoption des énergies renouvelables et réduire la dépendance aux combustibles fossiles. En outre, il est crucial de renforcer la coopération internationale pour partager les meilleures pratiques et les ressources.
Pour la COP 29, il est impératif que nous agissions collectivement pour mettre en œuvre des solutions durables. La science doit guider nos décisions, et chaque acteur, qu’il soit gouvernemental, industriel ou citoyen, a un rôle à jouer dans cette transition. Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir énergétique durable et résilient.
Je vous invite à échanger vos idées et vos perspectives sur ce sujet, et j’espère que cette communication suscitera des discussions enrichissantes lors de cette conférence.
Merci pour votre attention, et ensemble, œuvrons pour un avenir meilleur.
Ass Ir.Stephin MBOKOLO MBAKA
Chercheur dans l’étude de la qualité environnementale et développement durable.
