L’étudiant BOLAMBO Diyoka Dick a obtenu la mention «grande distinction» , au terme de la soutenance de son mémoire, le 13 mars dernier à l’Université de Kinshasa ( Unikin ) en République démocratique du Congo. Et ce, après avoir fait quelques propositions face à l’agression Rwandaise à l’Est du pays.
«La République démocratique du Congo est agressée par le fait de son vaste étendue et de ses multiples ressources naturelles. Cette agression, a pour motif l’annexion de la partie Est comme un territoire rwandais et/ou la sécession ou balkanisation de la partie Est pouvant engendrer un nouvel État. Sont-elles, les deux risques du conflit rwando-congolais que nous avons soulevés dans la rédaction de notre travail. À cet effet , il est impératif de proposer certaines pistes de solutions susceptibles d’ apporter une solution radicale : A. La technique de la barrièrisation. C’était une technique d’enclavement frontalier, de clôturage frontalier, elle va au-delà de la technique de bornage. Elle a été utilisée dans les empires de la Rome antique où les frontières étaient érigées en mûrs, elle a été utilisée avec la construction du mur de Berlin, elle est utilisée actuellement entre la Palestine occupée et l’Israel et enfin, entre la frontière qui sépare le Maroc d’avec l’Europe.

Cette technique permettra le maintien de nos frontières avec le Rwanda contre toute pénétration massive des groupes armés et facilitera la RDC de se prémunir de la politique d’hospitalité. B. La création d’un tribunal pénal international ad hoc pour la RDC. Cette proposition va dans la logique d’une justice transitionnelle. Pour ramener au pied d’égalité et dans le droit toutes les victimes dans l’Est de la RDC, car en droit international, il n’existe des crimes sans représailles. Il y en avait eu avec le tribunal pénal international pour le Nuremberg et le tribunal pénal international pour l’ex Yougoslavie et pour le Rwanda. C. La nécessité de la légitime défense dans le conflit Rwando-congolais. Il convient de préciser à titre prolégomènes in casus specie que, le point à la
présente examination consiste à mener une analyse extensive de l’article 51 de la charte des Nations unies. Car en effet, l’article 51 de la charte consacre la légitime défense, conçue comme un droit naturellement reconnu au plein exercice d’un membre de l’Organisation victime d’une agression», a dit ce nouveau diplômé en droit international.

Et de renchérir : «il faut souligner présentement que, la RDC est dans la pareille situation où l’agresseur l’a abrité, lui causant successivement de dégradations pour atténuer sa soif à avoir des terres. Environ plus de trente ans d’agression, où il se démontre l’implication de l’Etat rwandais, car aucunement, des actes d’agression d’une telle envergure ne peuvent être menés par un groupe armé qui généralement, dans la plupart de cas, n’envisage que la déstabilisation du gouvernement en place. Des telles attaques, ne peuvent être que le sort des puissances semblables au même sujet. Ainsi, nous estimons à cette fin que, l’interprétation de l’article 51 de la charte
ne se limite pas que sur l’agression instantanée, mais aussi et surtout sur l’agression continue. Nous pensons que, la légitime défense peut s’exercer dès lors qu’il y a l’imminence de l’acte déclencheur de l’agression sans que celui-ci soit matérialisé. Dans cette hypothèse, vu la nécessité de protéger et l’imminence de l’acte, la légitime défense se montre utile à prévenir les effets de l’attaque».

«Le principe de l’uti possidetis juris au regard du conflit Rwando-congolais en droit international : l’exercice du droit de la légitime défense», c’est le principal thème de ce travail de fin d’études du néo licencié BOLAMBO Diyoka Dick.
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