L’opposant congolais et membre de la plateforme C64, Delly Sesanga a dénoncé les violences qui ont marqué la marche du 15 septembre à Kinshasa. Dans une réaction publiée sur Facebook, il accuse des éléments de la Police, accompagnés selon lui de membres des Forces du progrès, d’avoir transformé une manifestation qu’il présente comme pacifique en un « véritable guet-apens ».
Pour Delly Sesanga, les participants étaient descendus dans la rue pour défendre la Constitution et leur droit de choisir librement leur avenir politique. Mais le cortège n’a pas pu atteindre son point de chute. Des affrontements ont éclaté à Limete, avant l’intervention de la police, qui a utilisé des gaz lacrymogènes et des tirs de sommation pour disperser les manifestants.
Dans son récit, Sesanga met particulièrement en cause le rôle des forces de sécurité. Il estime que « les armes de la République ne peuvent jamais être tournées contre des citoyens pacifiques » et rappelle que la Police nationale doit, selon lui, rester au service de la Nation et non d’un parti ou d’un camp politique.
L’opposant revient également sur son engagement en faveur de l’encadrement juridique de l’opposition. Il rappelle notamment son rôle dans l’élaboration de la loi sur le statut de l’opposition en 2007, qu’il présente comme une étape destinée à mettre fin aux pratiques politiques qu’il juge incompatibles avec la démocratie.
Matthieu BEYA
