Les enseignants de la province éducationnelle Maï-Ndombe 1 ont battu le pavé ce mardi 25 août 2026 à Inongo pour dénoncer le non-paiement de deux mois de salaire et interpeller les autorités sur leurs conditions sociales. Conduite par l’Intersyndicale de Maï-Ndombe 1, sous la direction de Gédéon Mfuba, la marche a abouti à la Division provinciale de l’Éducation, où un mémorandum a été officiellement lu et transmis aux autorités éducatives. Les professionnels de la craie annoncent par ailleurs le déclenchement d’une grève sèche à compter du 1er septembre prochain si leurs revendications ne trouvent pas de réponse.

La marche est partie de l’Espace BMC avant de suivre le boulevard Ngobila, l’avenue de la Mission, le rond-point Maman Yaka et le boulevard Mobutu, pour finalement chuter à la Division provinciale de l’Éducation Maï-Ndombe 1.

Selon les informations communiquées au cours de la mobilisation, les éléments de la Police nationale congolaise auraient tenté, sur instruction du maire de la ville d’Inongo, Bumbani Muteri, d’intercepter la manifestation au début de son itinéraire. Cette tentative n’a toutefois pas empêché les enseignants de poursuivre leur parcours jusqu’à la Division provinciale, où leur mémorandum a été lu.

Au cœur de leur revendication figure le non-paiement de deux mois de salaire, à savoir décembre 2025 et janvier 2026. Les enseignants dénoncent également des opérations de contrôle effectuées depuis février 2026 sans que celles-ci n’aient été suivies du paiement attendu.

Dans leur mémorandum adressé au gouvernement, les enseignants préviennent qu’ils pourraient observer une grève sèche à partir du 1er septembre 2026, correspondant à la période de rentrée scolaire 2026-2027, si aucune solution n’est apportée à leur revendication salariale.

L’Intersyndicale exige notamment le règlement des deux mois de salaires impayés avant toute reprise effective des activités scolaires. Elle appelle également au respect des engagements pris dans le cadre des accords conclus entre le banc syndical national et le gouvernement de la République démocratique du Congo.

Parmi les revendications rappelées figurent notamment l’attribution d’un numéro matricule aux enseignants dans la fonction publique ainsi que l’amélioration de leur rémunération, afin de leur permettre de faire face aux charges essentielles de la vie quotidienne.

À travers ce mémorandum, les enseignants sollicitent une intervention au plus haut niveau de l’État afin qu’une solution urgente soit trouvée à leur situation.
L’Intersyndicale de Maï-Ndombe 1 appelle ainsi les autorités compétentes à prendre en considération leurs revendications, estimant que le règlement de ces arriérés constitue une condition essentielle à une rentrée scolaire apaisée.

À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, cette mobilisation met une nouvelle fois en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants dans certaines provinces. La balle se trouve désormais dans le camp des autorités compétentes, appelées à apporter une réponse aux revendications des professionnels de la craie de Maï-Ndombe 1.

G.EKOLE

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