Quelques mois après sa condamnation pour détournement de deniers publics, l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba Tungunga, comparaît de nouveau, ce lundi 13 juillet, devant la Cour de cassation. Cette fois, il est poursuivi dans une affaire liée à une présumée tentative de détournement des fonds du Fonds de réparation des indemnisations des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO).

Selon les éléments de la procédure, le ministère public reproche à l’ancien garde des Sceaux une présumée tentative de détournement dans la gestion des ressources du FRIVAO, un mécanisme créé pour indemniser les victimes des activités illicites commises par l’Ouganda sur le territoire congolais.

Cette audience intervient après une précédente condamnation prononcée par la Cour de cassation, qui avait reconnu Constant Mutamba coupable du détournement de plus de 19 millions de dollars américains destinés à la construction d’une prison centrale à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Il avait alors été condamné à trois ans de servitude pénale.

À la veille de cette nouvelle comparution, Constant Mutamba a rendu publique une lettre manuscrite dans laquelle il qualifie cette procédure de « troisième procès politique » engagé contre sa personne. Il affirme néanmoins qu’il répondra à la convocation de la justice, malgré un état de santé qu’il décrit comme préoccupant.

Dans cette même correspondance, l’ancien ministre a demandé que les audiences soient retransmises en direct sur la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC) ainsi que sur d’autres chaînes de télévision. Selon lui, cette diffusion permettrait aux victimes de la guerre de Kisangani ainsi qu’à l’ensemble de l’opinion publique de suivre les débats et d’apprécier la gestion des fonds du FRIVAO avant, pendant et après son passage à la tête du ministère de la Justice.

L’évolution de ce dossier, suivi de près par l’opinion nationale, pourrait constituer une nouvelle étape importante dans la lutte contre les crimes économiques et la gestion des fonds publics en République démocratique du Congo.

Prince WALALA

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