L’Union sacrée de la nation (USN) a réaffirmé son soutien à l’idée d’un changement de la Constitution par voie référendaire, estimant que le peuple congolais demeure le seul détenteur de la souveraineté nationale et qu’il doit pouvoir décider de l’avenir des institutions du pays.
Cette position a été exprimée au cours d’une réunion convoquée le mardi 23 juin 2026 par le secrétaire permanent de l’Union sacrée, André Mbata. Les membres de la plateforme présidentielle ont examiné la déclaration de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), qui s’est opposée, lors de son assemblée plénière extraordinaire du 20 juin, à tout changement de la Constitution.
Pour les responsables de l’USN, la Constitution n’est pas un texte figé. Ils estiment qu’elle peut évoluer pour répondre aux réalités politiques, économiques et sociales de la République démocratique du Congo, à condition que la décision finale revienne au peuple à travers un référendum.
Les responsables de l’Union Sacrée qui ont pris part à la réunion ont rejeté la position de la CENCO, la jugeant contraire au principe de souveraineté populaire consacré par la Constitution. Ils ont insisté sur le fait qu’aucune institution ne peut empêcher les Congolais de se prononcer librement sur une éventuelle réforme des institutions.
Le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a également critiqué la déclaration des évêques catholiques, réaffirmant que le débat sur le changement de la Constitution constitue un exercice démocratique légitime. À Kinshasa, des affiches et messages favorables à cette démarche ont été déployés afin de sensibiliser l’opinion publique.
Alors que l’opposition et plusieurs organisations de la société civile mettent en garde contre les risques d’instabilité, l’Union sacrée soutient que l’ouverture d’un débat sur le changement de la Constitution ne doit pas être perçue comme une menace pour la démocratie, mais comme l’expression de la volonté populaire.
Matthieu BEYA
