La République démocratique du Congo pourrait bientôt bénéficier de l’expertise du groupe français TPF pour développer son secteur piscicole. L’intérêt de cette entreprise internationale a été exprimé lors d’échanges tenus récemment à Paris avec le ministre congolais de la Pêche et Élevage, Jean-Pierre Tshimanga.

À son retour à Kinshasa le mardi 23 juin, le ministre a indiqué que les discussions ont porté sur plusieurs techniques modernes de production de poissons, notamment l’élevage en bacs hors sol, l’utilisation de cages flottantes et l’exploitation d’étangs piscicoles. Ces méthodes sont déjà utilisées en Europe ainsi que dans certains pays africains.

Selon Jean-Pierre Tshimanga, cette première rencontre visait à explorer les possibilités de renforcer la pisciculture en RDC, un secteur qui reste encore peu développé malgré l’abondance des ressources en eau du pays.

Le projet se trouve encore à une phase préliminaire. Une mission composée d’experts français et angolais devrait prochainement se rendre en RDC afin d’identifier des sites propices aux investissements et d’évaluer les conditions techniques nécessaires à la mise en œuvre du projet.

Présent dans plus de quarante pays, le groupe TPF est spécialisé dans l’ingénierie, les infrastructures, l’énergie, l’eau et le bâtiment. Son expérience dans le domaine piscicole pourrait contribuer à moderniser la production locale de poissons.

Les autorités congolaises espèrent qu’un tel partenariat permettra d’accroître l’offre de poissons sur le marché national, de réduire les importations de produits halieutiques et de créer de nouvelles opportunités d’emploi, particulièrement dans les zones rurales.

En RDC, la pisciculture est principalement pratiquée de manière extensive et se heurte à plusieurs difficultés, notamment le manque d’alevins de qualité, l’insuffisance d’aliments pour poissons, le faible accès aux financements ainsi que le déficit d’encadrement technique des producteurs.

Matthieu BEYA

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