Le ministre des Droits humains a convoqué une réunion de concertation avec les représentants des partis politiques de la majorité, de l’opposition et de la société civile, prévue le mercredi 24 juin 2026 à Kinshasa.

Cette initiative intervient près de deux semaines après le sit-in organisé le 12 juin par la coalition de l’opposition C64 devant le Palais du Peuple pour protester contre la loi référendaire et le projet de révision constitutionnelle. La manifestation avait été dispersée par les forces de l’ordre et émaillée de violences ayant fait plusieurs blessés, dont des figures de l’opposition telles que Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund. Des décès ont également été signalés, bien que leur nombre exact reste à établir.
Dans un communiqué publié le 19 juin, le ministère des Droits humains estime que les manifestations organisées dans le cadre du débat sur un éventuel changement ou une révision de la Constitution témoignent de la vitalité de la démocratie en République démocratique du Congo. Il rappelle cependant que la liberté d’opinion et de manifestation pacifique doit s’exercer dans le respect des lois de la République, sans injures, provocations, destructions des biens publics ou privés, ni actions insurrectionnelles.
Prévue à 10 heures au cabinet du ministre, la réunion réunira les différentes parties prenantes afin d’échanger sur les conditions d’exercice des libertés publiques et de contribuer à l’apaisement du climat politique.
À la suite des violences du 12 juin, plusieurs organisations de la société civile, dont l’ASADHO, ainsi que des partenaires internationaux, ont réclamé l’ouverture d’une enquête indépendante pour faire la lumière sur les faits. De son côté, le procureur général a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire afin d’établir les responsabilités éventuelles.
Matthieu BEYA
