La coordination des activités de riposte contre la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a été au centre d’une réunion tenue mercredi 10 juin 2026 à Kinshasa, entre une délégation d’experts chinois et les responsables de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB). Les échanges ont porté sur le renforcement des capacités de diagnostic, la modernisation des infrastructures de recherche et l’amélioration de la réponse aux urgences sanitaires. À cette occasion, le chef de la délégation chinoise, Lu Ming, a réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner la RDC dans la lutte contre l’épidémie.

« Les maladies ne connaissent pas de frontières. Le groupe d’experts chinois est arrivé ici pour travailler main dans la main avec la partie congolaise pour lutter contre cette épidémie. Le laboratoire joue un rôle très important et je crois que nous allons collaborer avec l’INRB dans le domaine du renforcement des capacités, surtout pour le diagnostic, afin de contenir l’épidémie le plus vite possible », a-t-il déclaré.

Le responsable chinois a également indiqué que sa mission visait à évaluer les besoins réels de l’INRB afin d’orienter efficacement l’appui déjà amorcé par Pékin.

« Après avoir déjà fourni des matériels et des réactifs, nous sommes ici aujourd’hui pour écouter et connaître réellement les besoins actuels de l’INRB afin de piloter efficacement la suite de notre collaboration », a-t-il ajouté.

De son côté, le professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur général de l’INRB et co-découvreur du virus Ebola, a plaidé pour un soutien direct à son institution afin de renforcer l’efficacité des interventions sur le terrain.

« Je pense que votre aide doit venir directement à l’INRB pour être efficace sur le terrain », a-t-il insisté devant la délégation chinoise.

Le scientifique congolais a également mis en avant la nécessité de moderniser la biobanque de l’INRB, qui conserve des milliers d’échantillons liés à plusieurs maladies infectieuses ayant affecté le pays.

« Nous disposons d’une biobanque de plus de 1.000 échantillons de différentes maladies, telles que le Mpox, le choléra, Et peut-être que la Chine pourra nous aider à mettre en place une biobanque convenable qui répond aux standards internationaux », a déclaré le professeur Muyembe.

Cette rencontre témoigne de la volonté commune de la RDC et de la Chine de consolider leur coopération scientifique et sanitaire afin de renforcer les capacités nationales de surveillance, de recherche et de réponse rapide face aux épidémies, notamment Ebola, le Mpox et le choléra.

G.EKOLE

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