L’appel à une journée « ville morte » lancé par l’opposition ce mercredi 3 juin a connu un suivi mitigé à Kinshasa. Dans plusieurs quartiers de la capitale, les activités ont tourné au ralenti, tandis que dans d’autres, la vie a poursuivi son cours habituel.

Dès les premières heures de la matinée, la circulation est apparue moins dense que d’ordinaire sur certains axes routiers. Toutefois, le Boulevard du 30 Juin et plusieurs artères du centre-ville sont restés praticables, avec une présence visible de véhicules et de passants.

Les établissements scolaires et universitaires ont, pour la plupart, ouvert leurs portes. De nombreux élèves et étudiants ont été aperçus dans les écoles et les universités, même si certaines salles de classe ont enregistré une affluence réduite par rapport à une journée normale.
Du côté des commerces, la situation variait selon les quartiers. Certains magasins sont restés fermés, tandis que d’autres ont accueilli leur clientèle comme à l’accoutumée. Plusieurs habitants ont préféré limiter leurs déplacements par prudence, dans l’attente de l’évolution de la situation au cours de la journée.
Alors que l’opposition se félicite de la mobilisation observée dans plusieurs communes de la capitale la majorité au pouvoir pour sa part estime que l’appel n’a pas significativement perturbé les activités de la ville.
À la mi-journée, le constat général est celui d’une capitale ni totalement paralysée ni complètement revenue à son rythme habituel. Entre prudence de certains habitants et poursuite normale des activités pour d’autres, Kinshasa est en train de vivre une journée marquée par des réalités contrastées selon les secteurs et les quartiers.
Matthieu BEYA
