Dans un contexte marqué par la poursuite des réformes économiques et la consolidation de la transparence budgétaire, la République démocratique du Congo intensifie sa coopération avec les institutions financières internationales.

L’Inspection Générale des Finances (IGF), acteur central du contrôle des finances publiques, a reçu le 29 avril 2026, une mission du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de l’évaluation du programme économique soutenu par cette institution, les autorités congolaises ont confirmé la tenue de ces échanges techniques intervenus à Kinshasa entre la délégation du FMI et les responsables de l’Inspection Générale des Finances, dans le cadre de la troisième revue du Programme économique du Gouvernement appuyé par la Facilité élargie de crédit.
Cette rencontre avait pour objectif d’apprécier, sur le terrain, la contribution de l’IGF à l’amélioration de la gestion des finances publiques en République démocratique du Congo. Les discussions ont notamment porté sur la certification de la TVA, le suivi des entreprises publiques, le contrôle des dépenses de l’État ainsi que l’encadrement des recettes publiques.
Le Chef de service de l’IGF, Christophe Bitasimwa Bahi, a salué la qualité des échanges engagés avec les experts du FMI. Il a indiqué que plusieurs préoccupations communes ont été examinées dans un climat constructif, permettant à chaque partie d’apporter des éclairages techniques sur les questions soulevées.
De son côté, le Chef de mission du FMI pour la RDC, Calixte Ahokpossi, a rappelé que cette visite s’inscrivait dans le processus normal de suivi du programme économique et financier conclu avec les autorités congolaises. Il a souligné l’importance de l’IGF dans la mobilisation des recettes, le contrôle des dépenses publiques et le renforcement de la gouvernance.
Au-delà de cette étape institutionnelle, la mission met en lumière le rôle croissant de l’Inspection Générale des Finances dans l’architecture des réformes engagées par le Gouvernement. À travers ses actions de contrôle et de veille, l’IGF s’impose progressivement comme un levier majeur de crédibilité des finances publiques nationales.
Alors que la mission du FMI se poursuit avec plusieurs ministères stratégiques, notamment ceux du Budget, des Finances, du Plan et de l’Environnement, cette séquence confirme que la modernisation de la gouvernance financière congolaise repose désormais sur un dialogue permanent entre institutions nationales et partenaires techniques internationaux.
G.EKOLE
