En République démocratique du Congo, la question de la gouvernance des droits d’auteur refait surface avec acuité, révélant les attentes pressantes des acteurs du secteur culturel face à un système jugé fragmenté et peu lisible. Dans un contexte où les industries créatives cherchent à se structurer et à contribuer davantage à l’économie nationale, les artistes et opérateurs culturels appellent à une réforme en profondeur du cadre institutionnel.

Réunis ce 22 avril 2026, lors d’une conférence virtuelle, ces derniers ont exhorté la Première ministre, Judith Suminwa, à accélérer la mise en place d’une structure étatique dédiée à la gestion des droits d’auteur.

À cette occasion, l’opérateur culturel Didi Kembola, initiateur de la conférence, a souligné l’urgence d’une réforme.

« L’absence de clarté et d’unicité dans la gestion des droits d’auteur ne peut perdurer sans conséquences graves.Face à cette situation, et dans un esprit républicain et constructif, nous demandons à la cheffe du Gouvernement d’accélérer le processus de mise en place d’une structure nouvelle, crédible, transparente et conforme aux exigences du secteur », a-t-il déclaré.

Pour les professionnels de la culture, l’enjeu dépasse la simple organisation administrative. Il s’agit de garantir une meilleure protection des œuvres, d’assurer une rémunération équitable des créateurs et de renforcer la confiance dans les mécanismes de gestion collective. Dans un environnement marqué par la mutation des modes de diffusion et la montée du numérique, la réforme apparaît comme un levier stratégique pour la valorisation du patrimoine culturel congolais.

L’appel lancé à l’exécutif intervient ainsi comme un signal fort, invitant les autorités à traduire en actes les ambitions affichées en faveur du développement des industries culturelles et créatives en République démocratique du Congo.

G.EKOLE

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