Les États-Unis ont annoncé leur intention d’imposer des restrictions de visa à plusieurs hauts responsables rwandais, accusés d’alimenter l’instabilité dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans une déclaration officielle rendue publique vendredi 6 mars, Tommy Pigott, porte-parole adjoint du Département d’État des États-Unis, a indiqué que cette mesure vise des responsables impliqués dans des actions contribuant à la déstabilisation de la région.
Selon Washington, ces responsables sont notamment accusés de continuer à soutenir le groupe rebelle M23 et de violer les Accords de Washington signés en décembre 2025. Les autorités américaines rappellent que toutes les parties concernées doivent respecter ces engagements, avertissant que toute violation pourrait entraîner des conséquences supplémentaires.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré que les individus visés « encouragent la violence et compromettent la stabilité de toute la région des Grands Lacs ».
Cette annonce intervient dans un contexte de pression diplomatique accrue des États-Unis envers le Rwanda concernant la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.
Ce n’est pas la première mesure prise par Washington. Récemment, le Département du Trésor des États-Unis avait déjà sanctionné la Forces de défense du Rwanda ainsi que quatre responsables militaires rwandais, accusés de contribuer à la déstabilisation de la région.
Ces sanctions comprenaient notamment le gel d’avoirs aux États-Unis, l’interdiction de transactions avec des entités américaines et des restrictions de visa.
Matthieu BEYA
