Les États-Unis d’Amérique ont réaffirmé, jeudi 22 janvier à Washington, leur détermination à faire respecter l’accord de paix signé le 4 décembre dernier entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, sous la médiation du président américain Donald Trump.

S’exprimant lors d’une séance plénière à la Chambre des représentants des États-Unis, la sous-secrétaire adjointe aux Affaires africaines, Sarah Troutman, a insisté sur la nécessité de transformer les engagements politiques en résultats concrets sur le terrain.
« Nous veillerons à ce que les promesses faites à Washington soient respectées, à ce que le processus de paix produise des effets visibles dans la vie des populations et à ce que les conditions favorables à une augmentation des investissements américains soient réunies », a-t-elle déclaré.
Selon la responsable américaine, une paix durable dans la région des Grands Lacs repose sur la transparence, la responsabilité et le respect strict des engagements pris par les deux États. Elle a averti que toute tentative de remise en cause de l’accord entraînerait des mesures appropriées.
« La transparence et la responsabilité sont essentielles à chaque étape. Tous ceux qui mettront en péril la paix devront en répondre », a martelé Sarah Troutman.
De son côté, le représentant Jackson Smith a appuyé cette position, condamnant fermement toute violation de l’accord conclu à Washington. Il a rappelé que le président Donald Trump accorde une importance particulière au respect des engagements pris par la RDC et le Rwanda.
Pour Washington, la mise en œuvre effective de cet accord constitue une étape clé vers la stabilisation durable de l’est de la RDC et le renforcement de la coopération régionale.
Toutefois, sur le terrain, la situation demeure préoccupante. Aucune désescalade notable n’est observée entre Kinshasa et Kigali, encore moins entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda.
Ce groupe armé poursuit ses conquêtes territoriales, en dépit de l’annonce de son retrait de la ville d’Uvira.
Matthieu BEYA
