Quatre anciens ministres provinciaux du Mai-Ndombe ont officiellement saisi le gouverneur de province le 6 janvier 2025, pour réclamer le rétablissement et le paiement intégral de leurs droits légaux, à la suite du remaniement du gouvernement provincial intervenu le 5 décembre 2025.

Il s’agit de Pascal Ndondo Lenkyo, Jeannette Ntanga Mimiongo, Dr Nickel Bokwonimbo Monkwomo et Roger Mangi Beseko, tous concernés par l’arrêté provincial ayant mis fin à leurs fonctions.

Dans une correspondance adressée au gouverneur, dont la copie est exploitée par la rédaction de Mai-ndombenews.net, ces anciens membres du gouvernement provincial dénoncent un remaniement qu’ils jugent inopiné, intervenu sans consultation préalable ni information formelle, alors que certains d’entre eux se trouvaient encore en mission officielle.

Selon les signataires, ce remaniement serait intervenu en contradiction avec les directives du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, issues du 44ᵉ Conseil des ministres, lesquelles recommandaient un moratoire sur toute instabilité institutionnelle dans les provinces en cette période d’état de guerre.

Ils soulignent également une confusion administrative persistante depuis la publication de l’arrêté de remaniement. En l’absence d’instructions claires de remise et reprise, certains ministres sortants continueraient à assurer des tâches officielles, tandis que les nouveaux membres du gouvernement seraient déjà en fonction, une situation jugée préjudiciable au bon fonctionnement de l’exécutif provincial.

Des arriérés financiers au cœur des revendications


Au cœur de leur démarche figure la revendication du paiement, dans les plus brefs délais, de leurs droits financiers, notamment :
18 mois de rémunération, comprenant six mois d’arriérés de salaires, six mois d’indemnités de sortie et six mois de frais d’installation non encore perçus quatre mois de loyers.

Les anciens ministres sollicitent un règlement intégral de ces droits dans un délai de trois jours à compter de la réception de leur correspondance, affirmant agir dans un esprit d’apaisement et de respect des institutions.

À défaut d’une suite favorable dans le délai imparti, les signataires préviennent qu’ils se verront dans l’obligation de saisir les instances compétentes afin d’obtenir la restauration de leurs droits, dans l’optique d’une sortie honorable de cette situation.

La correspondance a été transmise, pour information, aux plus hautes autorités du pays, notamment au Président de la République, à la Première ministre, au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, ainsi qu’aux responsables judiciaires et institutionnels tant à Kinshasa qu’au Mai-Ndombe.

Cette affaire relance le débat sur la gestion administrative et financière des transitions politiques provinciales, dans un contexte où les contraintes budgétaire et le respect des textes légaux demeurent des enjeux majeurs de gouvernance.

G.EKOLE

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