L’ambassadrice des États-Unis en République démocratique du Congo, Lucy Tamlyn, a réaffirmé ce lundi 14 juillet 2025 sur RFI que l’accord de paix signé fin juin dernier à Washington entre Kinshasa et Kigali est bel et bien entré dans sa phase d’exécution. Cet accord, conclu sous l’égide de l’administration américaine, vise à mettre un terme aux violences persistantes dans l’est de la RDC.
Selon la diplomate, tout manquement aux engagements pris exposera les parties concernées à des sanctions économiques, diplomatiques ou d’une autre nature.
« Les termes de l’accord sont sans équivoque. Si les parties prenantes ne respectent pas leurs engagements, elles s’exposeront à des sanctions qu’elles soient économiques, diplomatiques ou autres. » a-t-elle averti.
Parmi les premières étapes de cet accord figure l’établissement d’un mécanisme conjoint de sécurité, censé encadrer notamment le retrait des forces rwandaises et la neutralisation des milices armées, telles que les FDLR. Lucy Tamlyn a insisté sur la détermination des États-Unis à faire respecter ce processus, en soulignant l’importance d’un calendrier précis et de la présence d’observateurs pour en garantir l’application.
« Après trente ans de violences, il est impératif que les souffrances cessent et que la souveraineté de la RDC soit pleinement reconnue. C’est dans cette optique que nous avons exigé que l’accord soit assorti d’un plan de mise en œuvre détaillé et supervisé », a souligné Lucy Tamlyn, ajoutant que les États-Unis ont exigé un plan de mise en œuvre détaillé, assorti de mécanismes de suivi.
Dans le même esprit de stabilisation régionale, la représentante américaine a également annoncé un projet d’infrastructure régional d’une valeur de 760 millions de dollars, portant sur la construction d’un barrage hydroélectrique destiné à alimenter en électricité la RDC, le Rwanda et le Burundi. Sa concrétisation reste cependant conditionnée par l’instauration d’un climat de paix durable.
Bien que l’accord de Washington ne mentionne pas explicitement le groupe rebelle AFC/M23, principal acteur de l’insécurité dans le Nord-Kivu, des pourparlers parallèles sont en cours depuis mai dernier à Doha, au Qatar. Ces discussions réunissent des délégués congolais et rwandais, en présence notamment des ministres de l’Intérieur des deux pays, avec pour objectif d’aboutir à une trêve durable.
Rappelons qu’un communiqué conjoint lu fin mai dernier à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) témoignait déjà de la volonté des deux camps d’avancer vers un cessez-le-feu global et pendant ces temps, les discussions, qualifiées de « franches et positives », devraient se poursuivre jusqu’à la signature d’un accord global, avec la promesse de respecter les engagements pris au cours du processus.
Merveille META
