Le ministère des Finances, par la voix de son Directeur de cabinet, a démenti avec fermeté toute implication dans un prétendu financement de la construction d’une prison à Kisangani. Cette mise au point intervient en réponse à une rumeur persistante circulant sur les réseaux sociaux et visant directement le Ministre Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.
Dans un communiqué officiel publié ce lundi 12 mai, le ministère affirme qu’« aucun paiement n’a été effectué, ni par le Trésor public ni à partir d’un compte relevant de sa gestion, en rapport avec un projet de construction d’une prison à Kisangani ». Il précise que ce dossier « n’a été pris en charge ni de près, ni de loin par les services du Ministère des Finances ».
Face à ce qu’il qualifie de « spéculations », le ministère rappelle la rigueur de la procédure de financement public. « S’il s’avère qu’un tel paiement aurait été effectué, la source de financement serait donc ailleurs », peut-on lire dans le document. Le ministère souligne également l’existence de comptes spécifiques pour certains projets, qui échappent à sa compétence directe.
Cette clarification s’inscrit dans le cadre d’une réforme structurelle en cours, notamment celle du Compte Unique du Trésor, lancée par le ministère et validée par le Conseil des ministres. L’objectif est d’unifier et de rendre plus transparent le circuit financier de l’État.
Par ailleurs, le ministère réaffirme son engagement dans la lutte contre la corruption, en s’appuyant sur des institutions sous sa tutelle telles que la CENAREF, le CONASAFIC ou encore le COLUB. « Un tel risque aurait été détecté à temps », insiste le communiqué.
Siméon TUENDELE
