Chercheur en environnement et gestionnaire des ressources naturelles, M. Israël Bongo a proposé ce vendredi 18 avril 2025, plusieurs alternatives pour faire face aux destructions causées par les vents violents et les fortes pluies. Et ce, lors d’un entretien accordé à la rédaction de Mai-ndombenews.ne.
Depuis un temps, la ville d’Inongo chef-lieu de la province du Mai-Ndombe subit de graves dommages liés aux intempéries. Des maisons et des routes, surtout dans les quartiers périphériques, sont régulièrement détruites par les pluies diluviennes et les vents violents. Cette situation est en grande partie due à la pression exercée dans les écosystèmes forestiers et aquatiques.
« Aujourd’hui, 56% de la population mondiale soit, 4,4 milliards d’habitants vivent en ville, cette tendance va se poursuivre d’ici 2050, avec le doublement du nombre actuel de citadins. Pratiquement sept personnes sur dix dans le monde vivront en milieu urbain;ce mouvement de l’exode rural et l’explosion démographique dans la Province du Mai-Ndombe a entraîné une extension rapide d’Inongo sans un plan d’aménagement de cette ville et celà a crée une pression sur les écosystèmes; forestiers et aquatiques », explique Israël Bongo.
Ce jeune gestionnaire des ressources naturelles souligne que l’extension désordonnée de la ville a plus d’impacts négatifs que positifs sur l’environnement. Selon lui, à Inongo, les gens construisent sans penser à la gestion de l’espace ou à l’importance de l’arbre. Pire encore, certains détruisent des arbres et assèchent des rivières pour construire maisons et routes. Or, les arbres jouent un rôle capital de brise-vents. Ils protègent contre les vents violents et les fortes pluies.
En guise de solution, Israël Bongo recommande à chaque habitant de planter au moins trois arbres fruitiers dans sa parcelle, par exemple un avocatier, un safoutier et un manguier pour protéger les habitations. Il exhorte aussi les autorités urbaines à doter Inongo d’un plan d’aménagement actualisé, prenant en compte les zones à risques, et à renforcer la sensibilisation autour de cette problématique. Avant de conclure en affirmant que la solution aux problèmes ne viendra ni de l’Occident, ni de l’Orient. Elle dépend plutôt du propre engagement des Mai-Ndombiens à mieux gérer leur espace et leurs ressources naturelles.
Goël EKOLE et Life MPUTUNGOLO
