Dans une interview exclusive accordée à Mai-ndombenews.net le 19 décembre, le député national Séverin Bamany Mobely, a détaillé les circonstances qui ont conduit à sa désignation à la tête du Caucus des élus nationaux de la province du Mai-Ndombe.

Pour cet acteur politique membre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le dimanche 15 décembre dernier, le processus de son élection s’est déroulé en toute transparence.

« En matière du Caucus, c’est le consensus qui doit prévaloir. Je pense que cette élection a été organisée suivant la volonté de tous. On s’est dit alors que chacun puisse exprimer ses ambitions. À partir de là, on devait désigner à l’unanimité, par consensus ou par négociation, pour arriver à proclamer les membres. Par rapport au poste, nous avons dit : qu’il ne fallait pas beaucoup de postes . On s’est donc arrêté aux postes du Président, vice-président, Rapporteur et Rapporteur adjoint. On est un caucus de 10 hommes et 2 femmes, il y a la notion de la parité qui doit intervenir, c’est ainsi que nous avons décidés qu’il ait forcément une collgue au bureau. Les gens se sont exprimés librement. Dans un premier temps, l’honorable Dasyo Monkfe voulait revenir comme président, l’honorable Castro Bamboka convoitait aussi le même poste, moi-même j’ai postulé au poste de Rapporteur, l’honorable Aimé Mongo a postulé au poste du vice-président, et celui de Rapporteur adjoint, c’était l’honorable Freddy Bonzeke. Mais il s’est fait qu’au niveau de nos deux aînés, ils ne sont pas parvenus à trouver un consensus. Face à cette situation, l’Assemblée dans sa majorité, a décidé à ce que, moi qui étais rapporteur, que puisse prendre la présidence du caucus; Aimé Mongo garde son poste; Freddy Bonzeke récupère le poste de Rapporteur, et enfin, que le poste de rapporteur adjoint soit accordé à notre soeur Mamie Ilanga. C’est ce qui a été fait. Tout le monde n’était pas là, mais ceux qui étaient là, ont été d’accord. « , a expliqué cet élu de la circonscription électorale de Yumbi.

L’absence des autres députés , est-elle une tâche noire?

Répondant à la question sur l’absence des cinq autres députés à cette élection, le professeur Séverin Bamany a clarifié l’opinion en ces termes :  » On pouvait bien les attendre, mais c’est une situation qui trainait. On devait organiser ces élections bien avant, mais elles ont été reportées , car il y avait des députés qui étaient en dehors du pays. Ils sont arrivés, on a convoqué la recontre plus d’une fois, ça n’a pas eu lieu. Finalement, on s’est décidé de procéder à ces nouveaux choix avant la fin de cette session de Septembre. Nous avons de nombreux problèmes en province, il faut un suivi avec l’apport de tous [ au sein du caucus, ndlr ], pour trouver des solutions. Il y a des démarches qui nécessitent qu’on puisse jouer bloc. Ainsi, nous avons résolus de ne pas aller en vacances sans organiser ça. L’aîné Dasyo a accepté sportivement de se retirer. Pendant ce temps, le député Castro Bamboka nous a laissé sans terminer la séance et prendre part à ces élections. Il a proposé le report, mais nous avons estimé que nous risquerons de faire encore face à la difficulté de quorum. C’est la loi de la majorité, et la majorité a tranché.
Si l’on veut que le bureau élu soit provisoird ou définitif, il n’y a pas de problème. Mais cela ne remet pas en cause le scrutin.

Le bureau Bamany est-il remis en cause?

Si la polémique enfle depuis la désignation du bureau du caucus des députés nationaux de Mai-Ndombe chapeauté par le député Séverin Bamany, ce dernier se demande s’il y a des gens ayant la qualité de douter de ses capacités.

« Qui remet en cause l’élection de notre comité à la tête du bureau du caucus des élus nationaux de Mai-Ndombe? Moi, je ne peux pas être président? Je suis le seul Professeur parmi les élus. Je venais de diriger la commission sur les rapports des vacances parlementaires, ils ont suivi ce que j’ai fait. Je sais que les autres ont beaucoup plus d’expériences, mais cela n’exclut pas mes compétences…Ne réveillons pas le vieux démon du Mai-Ndombe où l’on ne veut pas aller ensemble. Si les deux (Castro et Dasyo) s’entendent, et que l’un accepte que l’autre devienne le président du Caucus des députés nationaux de Mai-Ndombe, je désiste. Je ne vais pas m’opposer à eux », a affirme Séverin Bamany.

Et d’ajouter :  » moi, je parle province. Cette histoire de ( districts de ) Plateau et Mai-Ndombe ne me concerne pas. Lorsqu’il y a des intérêts de la province, il faut avancer pour trouver des solutions. Nous devons aller au-delà, arrêtons cette histoire de Mai-Ndombe Nord, Mai-Ndombe Sud, etc. »

Ce meilleur élu national lors des dernières législagives au Mai-Ndombe estime sa province doit aller de l’avant. À la tête du caucus, il doit travailler pour le développement de Mai-Ndombe sur plusieurs plans.

 » Nous avons une province qui a un grand potentiel. Malheureusement, ce potentiel ne profite qu’a certaines personnes…La voix de Mai-Ndombe n’est pas entendue. Alors que ce ne sont pas des cerveaux qui nous manquent. Dieu nous a donné l’eau et la forêt. Comment faire de ces deux éléments du développement comme des éléments moteurs . Tout le monde doit doit s’impliquer pour offrir un ouf de soulagement à la population de ce coin du pays. Nous devons arriver à consolider les relations entre le Sénat, l’Assemblée nationale et le gouvernement provinciale pour résoudre les problème de Mai-Ndombe », a conclu cet ancien acteur des médias.

Orman BOLA et Isaac PEMBI ( CE)

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