La décision de la Cour constitutionnelle sur la loi portant organisation du référendum constitue un motif de satisfaction pour la Jeunesse de l’UDPS/Kibassa (JUDPS), selon son président, Me Faustel Kole.
Intervenant ce mercredi au micro de Matthieu Beya, Me Faustel Kole a estimé que l’arrêt rendu par la Haute Cour vient consacrer le combat mené par son organisation depuis plusieurs années en faveur de l’adaptation des textes fondamentaux aux réalités de la République démocratique du Congo.
« Le dernier arrêt rendu par la Cour constitutionnelle vient consacrer le combat que nous menons depuis plusieurs années : celui du changement de la Constitution et de l’adaptation de nos textes aux réalités qui sont les nôtres », a-t-il déclaré.
Pour le président de la JUDPS, la décision de la Cour constitutionnelle représente une étape importante dans le processus engagé. Il précise toutefois que le processus doit encore franchir d’autres étapes, notamment la promulgation de la loi portant organisation du référendum par le chef de l’État.
Me Faustel Kole a également insisté sur la distinction entre la loi portant organisation du référendum et la loi référendaire. Selon lui, la première établit les règles qui encadrent l’organisation d’un référendum, tandis que la seconde désigne un texte adopté directement par voie référendaire.
Tout en saluant cette décision, le président de la JUDPS appelle désormais le peuple congolais à s’approprier le débat sur l’avenir institutionnel du pays. Il estime qu’une éventuelle réforme constitutionnelle doit aboutir à un texte qui reflète les réalités politiques, économiques et sociales de la RDC.
Il rappelle enfin que cette démarche s’inscrit, selon lui, dans l’esprit de l’article 5 de la Constitution qui consacre la souveraineté nationale au peuple. Pour Me Faustel Kole, c’est donc aux Congolais de se prononcer sur les grandes orientations qui concernent leur avenir et le développement du pays.
Rappelons que, mardi 28 juillet 2026, la Cour constitutionnelle a déclaré recevable la loi portant organisation du référendum en République démocratique du Congo, tout en demandant certaines retouches au texte.
Cette décision suscite des réactions contrastées dans la classe politique. Du côté de l’opposition, certains acteurs estiment que cette loi pourrait ouvrir la voie à une révision constitutionnelle susceptible de permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat.
Matthieu BEYA
