La République démocratique du Congo entend mettre la situation sécuritaire dans l’Est du pays au centre des discussions du 46ᵉ sommet ordinaire de la SADC, qui s’ouvre ce lundi 17 août à Durban, en Afrique du Sud.
Kinshasa y est représentée par une délégation de haut niveau, notamment composée de Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre d’État aux Affaires étrangères, et de Guy Kabombo Muadiamvita, vice-Premier ministre chargé de la Défense nationale. Ce dernier représente le président Félix Tshisekedi à ces assises.
Lors des travaux préparatoires, le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, avait souligné l’importance du processus de désarmement, démobilisation et cantonnement des FDLR, ainsi que la nécessité d’en tenir régulièrement informée la SADC.
Pour Kinshasa, l’organisation sous-régionale, déjà impliquée dans les efforts visant à résoudre la crise dans l’Est de la RDC, doit continuer à jouer un rôle dans la recherche d’une solution durable.
Le sommet, présidé par le chef de l’État sud-africain Cyril Ramaphosa, porte principalement sur l’industrialisation, les infrastructures, la transformation agricole et les minerais critiques. La RDC entend toutefois rappeler l’importance de la paix et de la sécurité pour la stabilité et le développement de la région.
Cette participation intervient après la régularisation par Kinshasa de ses arriérés auprès de la SADC, permettant à la RDC de retrouver pleinement ses droits au sein de l’organisation.
La persistance des violences dans l’Est, notamment celles liées à l’AFC/M23, ainsi que l’implication du Rwanda dénoncée par les autorités congolaises, continuent d’alimenter les préoccupations régionales et humanitaires.
À Durban, la RDC entend ainsi plaider auprès de ses partenaires de la SADC pour un engagement accru en faveur de la paix et de la stabilité dans l’Est du pays.
Prince WALALA
