Deux semaines après une première déclaration conjointe, le gouvernement congolais et les rebelles du M23 ont repris les discussions à Doha, au Qatar. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un nouveau round de dialogue sous la médiation du gouvernement qatari. Selon plusieurs sources proches du dossier, les deux camps affichent une volonté commune de progresser vers une paix durable.

Les délégations sont arrivées dans la capitale qatarie durant le week-end. Dès dimanche, des échanges préliminaires ont été engagés. « Ce sont des discussions préparatoires, destinées à poser les bases de négociations plus avancées », a confié une source diplomatique sur place.

Aucune avancée notable n’a encore été enregistrée. Le M23, de son côté, réclame des gestes concrets de Kinshasa avant toute évolution significative. Parmi ses principales exigences : le retrait des troupes des FARDC de Walikale, le départ des forces de la SADC présentes à Goma avec leurs équipements, ainsi que la publication d’une nouvelle déclaration commune.

Le mouvement rebelle souhaite également que les éléments des FARDC et de la Police nationale, actuellement protégés par la Monusco à Goma, soient transférés à Kinshasa, considérant ces mesures comme essentielles pour instaurer un climat de confiance.

Du côté du gouvernement congolais, la position reste mesurée. Aucune déclaration officielle n’a été faite depuis la reprise des pourparlers. Toutefois, des membres de la délégation congolaise laissent entendre qu’un accord reste envisageable si le M23 accepte de faire preuve de souplesse.

Pour rappel, la déclaration conjointe signée à Doha mi-avril évoquait « l’engagement des deux parties à œuvrer pour une trêve en vue d’un cessez-le-feu effectif ». La médiation qatarie espère que cette nouvelle phase de discussions permettra de passer des intentions aux actes concrets.

Siméon TUENDELE

By admin