Le gouvernement congolais a salué les sanctions américaines visant une raffinerie d’or rwandaise, les considérant comme une mesure importante dans la lutte contre l’exploitation illicite des ressources naturelles de la République démocratique du Congo. Pour le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, ces sanctions renforcent les appels internationaux en faveur de la fin de toute ingérence dans l’est du pays.
Dans une publication diffusée vendredi 26 juin 2026 sur sa page Facebook consultée par larédaction de Mai-ndombenews.net, Patrick Muyaya a affirmé que les sanctions américaines constituent un coup significatif porté au réseau qu’il accuse d’organiser le pillage des richesses minières congolaises.
« Disposer d’une raffinerie d’or sans en regorger dans son sous-sol, il n’y a pas de meilleure preuve de pillage. Un État, le Rwanda, qui excelle dans le rôle de pilleur, de commissionnaire et de receleur des ressources exploitées au prix des massacres, des viols et du sang », a-t-il écrit.
Le porte-parole du gouvernement estime que ces mesures américaines « viennent de briser quelques maillons de la chaîne du vol étatisé » et portent « un sérieux coup au circuit frauduleux mêlant des individus et des entités directement liés au pouvoir rwandais ».
Patrick Muyaya a également rappelé que ces nouvelles sanctions interviennent après celles déjà prises contre les Forces de défense rwandaises (RDF). Selon lui, elles rappellent « l’urgence, pour le Rwanda, de retirer ses mains de la RDC », reprenant une expression attribuée au défunt pape François.
Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de fortes tensions entre Kinshasa et Kigali, la RDC accusant régulièrement le Rwanda de soutenir des groupes armés opérant dans l’est du pays et de tirer profit de l’exploitation illégale des ressources minières, des accusations que Kigali continue de rejeter.
G.EKOLE
