La création du Front pour la refondation de la nation (FRN), annoncée le 12 octobre 2026 à Goma sous la direction de l’ancien président Joseph Kabila, s’accompagne de déclarations menaçantes à l’égard du pouvoir de Kinshasa. Moïse Nyarugabo, proche de Joseph Kabila et acteur influent dans la mise en place de ce mouvement, a adressé un message ferme au président Félix Tshisekedi, évoquant la possibilité d’une confrontation armée.

« Si les Congolais doivent aujourd’hui choisir entre la soumission, l’exil ou le cimetière, alors Félix Tshisekedi doit, lui aussi, faire un choix », a déclaré Moïse Nyarugabo.

Il a poursuivi en affirmant que le mouvement était disposé à privilégier la paix, tout en se disant prêt à la guerre si le chef de l’État choisissait cette voie. « S’il veut la paix, nous sommes disposés à la lui offrir et à la recevoir en retour. Mais s’il veut la guerre, alors il l’aura également. Nous sommes prêts et les dispositions nécessaires ont déjà été prises », a-t-il ajouté.

Notons que le FRN rassemble plusieurs figures associées à l’AFC/M23, notamment Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Sultani Makenga. Joseph Kabila en assure la direction, selon les informations communiquées lors du lancement du mouvement à Goma.

Cette nouvelle structure apparaît dans un contexte de tensions persistantes entre l’ancien président et l’actuel président Félix Tshisekedi, alors que le conflit armé continue de peser sur la situation sécuritaire dans l’est du pays.

Matthieu BEYA

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