La situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo continue de susciter de vives inquiétudes au sein de la classe politique et de l’opinion publique. Une nouvelle attaque meurtrière survenue en Ituri, attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), a ravivé les appels à une réponse plus efficace et coordonnée face à la persistance des violences.
Selon des sources locales, l’attaque a ciblé la localité de Bafwakao, située dans le territoire de Mambasa, faisant plusieurs victimes civiles. Cet épisode tragique s’inscrit dans une série d’exactions récurrentes enregistrées dans cette partie du pays, malgré les opérations militaires en cours pour neutraliser les groupes armés.
Réagissant à cette situation, l’opposant congolais Martin Fayulu est monté au créneau ce vendredi 3 avril 2026. Dans une déclaration publique, consultée par la rédaction de Mai-ndombenews.net, il a exprimé sa profonde préoccupation face à la détérioration continue de la sécurité dans l’Est du pays. Il a notamment appelé à une prise de conscience collective, insistant sur la nécessité d’une réponse plus structurée et durable.
Plaidant pour une approche inclusive, Martin Fayulu a proposé la mise en place d’un cadre élargi de concertation nationale. Selon lui, une telle initiative permettrait de renforcer la cohésion entre les différents acteurs politiques et sociaux, tout en favorisant l’émergence de solutions durables pour le retour de la paix dans les zones affectées.
De son côté, le gouvernement dirigé par le président Félix Tshisekedi réaffirme son engagement à lutter contre les groupes armés actifs dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Des opérations militaires sont actuellement menées dans ces régions dans le but de restaurer l’autorité de l’État et de sécuriser les populations civiles.
Toutefois, l’efficacité de ces actions continue de faire débat. Au sein de l’opinion publique comme dans les milieux politiques, des voix s’élèvent pour réclamer une réévaluation des stratégies sécuritaires mises en œuvre. La persistance des attaques met en lumière les défis complexes auxquels font face les autorités congolaises dans la stabilisation de cette région en proie à une insécurité chronique.
Dans ce contexte, la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC demeure une priorité nationale, appelant à une mobilisation accrue, tant au niveau interne qu’international, afin d’apporter une réponse concertée et durable à cette situation.
Prince WALALA
