La défense du général d’armée Christian Tshiwewe Songesa a de nouveau plaidé pour sa mise en liberté, mardi 8 septembre 2026, lors de l’audience tenue devant la Haute Cour militaire à Kinshasa/Gombe.

Ancien chef d’état-major général des FARDC, le général Tshiwewe est poursuivi notamment pour détention illégale d’armes et de munitions de guerre. À l’audience, ses avocats ont principalement contesté la régularité de la procédure engagée contre leur client.

La défense a notamment mis en cause la perquisition effectuée à son domicile. Elle affirme que certains documents de saisie n’ont pas été signés par le prévenu et que les armes et munitions saisies n’auraient pas été correctement scellées ni consignées auprès de l’Auditeur général. Pour les avocats, ces irrégularités justifient l’annulation des actes de procédure concernés.

Elle a également insisté sur la durée de la détention de l’ancien chef d’état-major. Selon la défense, celui-ci serait resté plusieurs mois à la disposition des enquêteurs, au-delà des délais prévus par la législation en matière de garde à vue.

Face à cette situation, les avocats ont réitéré leur demande de mise en liberté, proposant un contrôle judiciaire ou, à défaut, une résidence surveillée. Ils estiment notamment que le statut particulier de leur client, qui a exercé de hautes responsabilités militaires et détient des informations liées à la défense nationale, peut être pris en compte dans l’examen de cette demande.

De son côté, le ministère public s’oppose aux exceptions soulevées par la défense. Le parquet défend la régularité de la procédure et estime notamment qu’un risque de fuite justifie le maintien du prévenu en détention.

La Haute Cour militaire devra ainsi se prononcer sur les arguments des deux parties.

Matthieu BEYA

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