La question d’une éventuelle révision de la Constitution continue d’alimenter le débat politique en République démocratique du Congo. Dans ce cadre, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) mène des consultations auprès des acteurs politiques afin de recueillir leurs avis avant de rendre sa position officielle.

Réunie en assemblée plénière extraordinaire le jeudi 18 juin à Kinshasa, la CENCO échange avec les représentants de la majorité, de l’opposition ainsi qu’avec des experts sur l’opportunité de modifier la Constitution et d’adopter une loi sur le référendum.

Selon Top Congo du côté de la majorité présidentielle, Jean-Claude Tshilumbayi estime que le recours au référendum est consacré par la Constitution et qu’il constitue un moyen pour le peuple d’exercer directement sa souveraineté.

L’opposition affiche une position contraire. Delly Sesanga rejette toute initiative visant à modifier la Constitution, qu’il considère comme un pacte social devant être préservé. La coalition C64, regroupant notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga, s’est déjà mobilisée contre ce projet lors d’un sit-in organisé le 12 juin devant le Palais du Peuple.

Les partisans de la réforme soutiennent que le peuple doit pouvoir se prononcer sur les grandes questions nationales, tandis que ses détracteurs craignent qu’une révision constitutionnelle n’aggrave les tensions politiques dans un contexte sécuritaire déjà fragile.

La position officielle de la CENCO est attendue ce 20 juin et pourrait influencer considérablement la suite du débat national sur l’avenir institutionnel du pays.

Matthieu BEYA

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