L’ancien Inspecteur général des finances, chef des services de l’Inspection Générale des Finances (IGF), Jules Alingete Key, est sorti de son silence pour répondre aux accusations portées contre lui dans le cadre d’une enquête judiciaire. Il affirme être victime d’un acharnement orchestré par des personnes qu’il dit avoir combattues durant son mandat à la tête de l’IGF.
« Je n’étais pas un politicien. J’étais un haut fonctionnaire de l’État dont la carrière s’est achevée par une grande distinction : une retraite avec éméritat. Ceux qui ont voulu piller le Trésor public et qui ont été démasqués par l’IGF que j’ai eu à diriger tentent et tenteront toujours en vain de me régler des comptes en portant de fausses accusations contre moi. Ce sont des personnes bien connues qui se cachent derrière toutes ces aventures par soif de vengeance », a-t-il déclaré.
Selon Jules Alingete, les accusations dont il fait l’objet sont le fait de personnes qu’il qualifie de « bandits financiers de la République », désireuses de se venger après les enquêtes menées par l’Inspection générale des finances sous sa direction.
Ces déclarations interviennent alors que le Parquet général près la Cour de cassation poursuit une enquête portant notamment sur des faits présumés de corruption, de faux en écriture et de blanchiment de capitaux. Le 26 juin 2026, le ministère public a pris une mesure interdisant à Jules Alingete et à plusieurs autres personnes de quitter le territoire national afin de garantir leur disponibilité durant l’instruction.
À ce stade, l’affaire est toujours au niveau de l’instruction préjuridictionnelle. Aucune décision de justice n’a encore été rendue sur le fond. En vertu du principe de la présomption d’innocence, Jules Alingete demeure présumé innocent tant qu’une juridiction compétente n’a pas établi sa culpabilité.
Ancien patron de l’IGF de 2020 à 2025, Jules Alingete avait quitté ses fonctions en mai 2025 après avoir été admis à la retraite avec éméritat. Son intervention publique intervient dans un contexte où son parcours de lutte contre la corruption est désormais confronté aux accusations faisant l’objet de l’enquête judiciaire en cours.
Matthieu BEYA
