L’ancien directeur général de l’Inspection générale des finances (IGF), Jules Alingete Key, remet en question les arguments avancés pour justifier la prise des armes contre les compatriotes congolais. Dans une publication sur son compte X, exploitée par Mai-ndombenews.net, il compare les positions de la République démocratique du Congo dans l’indice de perception de la corruption sous Joseph Kabila et Félix Tshisekedi.

Pour appuyer son argumentation, Jules Alingete rappelle qu’en 2019, à la fin du règne de Joseph Kabila, la RDC occupait, selon les chiffres qu’il cite, la 170ᵉ place sur 179 pays dans le classement de Transparency International.

Il oppose cette situation à celle de 2025, année durant laquelle le pays se serait hissé à la 163ᵉ place sur 182 pays, soit un gain de sept places par rapport au rang de 170ᵉ évoqué dans son message, malgré la différence du nombre de pays évalués.

« Difficile de comprendre que l’on soit capable de prendre les armes contre ses compatriotes sur base des affirmations qui contrastent avec la réalité », écrit-il, avant d’interroger ses lecteurs : « Quel est le régime le plus corrompu entre les deux ? »

À travers cette comparaison, l’ancien patron de l’IGF défend l’idée d’une évolution positive de la position de la RDC sous Félix Tshisekedi. Toutefois, le classement de Transparency International mesure la perception de la corruption dans le secteur public et ne suffit pas, à lui seul, à établir le niveau réel de corruption d’un régime ni à attribuer directement les évolutions observées à un dirigeant.

La comparaison relance ainsi le débat sur la gouvernance publique, la lutte contre la corruption et les arguments avancés dans le contexte des tensions politiques et sécuritaires en RDC.

G.EKOLE

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