Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a alerté, le 19 octobre 2026, sur la situation de la faim aiguë en République démocratique du Congo (RDC), parmi les pays les plus touchés au monde, aux côtés du Soudan, du Soudan du Sud, du Yémen et de Gaza, selon les informations fournies.

À l’échelle mondiale, environ 266 millions de personnes sont confrontées à la faim aiguë. Les conflits armés, les déplacements de populations, les effets du changement climatique et la hausse du coût de la vie figurent parmi les principaux facteurs de cette crise.

En RDC, les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, notamment le territoire de Rutshuru, comptent parmi les zones particulièrement vulnérables. Les violences armées contraignent des familles à fuir leurs habitations et à abandonner leurs champs, réduisant ainsi leur accès à la nourriture et leurs moyens de subsistance.

Au Nord-Kivu, plus de 1,9 million de personnes déplacées sont signalées en 2026, selon les données communiquées. Les difficultés d’accès humanitaire, les perturbations des activités agricoles et les attaques contre les civils aggravent également les conditions de vie des populations touchées.

Face à cette situation, le chef de l’ONU préconise de faire du droit à l’alimentation une priorité, notamment en renforçant la protection sociale, en facilitant l’accès à la terre, à l’eau et aux semences, et en garantissant l’acheminement de l’aide humanitaire vers les populations vulnérables.

En RDC, la persistance des conflits dans l’Est du pays constitue un obstacle majeur à la sécurité alimentaire. La protection des populations civiles, la sécurisation des activités agricoles et l’accès humanitaire figurent parmi les enjeux essentiels pour limiter les conséquences de cette crise.

Matthieu BEYA

By admin